Un régie des événements?

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Le Quotidien

OPINION / Comme le dit Édouard, petit-fils de la fesse gauche, foule de monde samedi sur la place du quai d'escale à La Baie pour voir les cinq voiliers des mers accostés dans la baie des Ha ! Ha ! .

Plein de monde aussi samedi sur la rue Racine de l'arrondissement voisin et bien du monde aussi à Jonquière pour la fin de Jonquière en musique et que dire de toute cette foule alignée pour une nouvelle version de la Grande Nuit, à Alma. 

Des activités partout et l'une ne réduit pas l'achalandage chez l'autre, au contraire. Alors à quoi bon une régie pour la coordination de toutes ces activités ? Cette perspective a longuement été analysée par les responsables des activités culturelles à la ville de Saguenay. Résultat  : freiner une activité pour en favoriser une autre n'apporte aucune garantie de succès et brime l'effort de personnes bénévoles dont les initiatives se font de plus en plus rares. 

Le maire de Québec, M. Régis Labeaume, à qui on faisait remarquer qu'il se tenait 12 activités différentes le même week-end à Québec, répliquait  : «  Je serais encore plus heureux s'il y en avait 20  ». 

Bien sûr, parce que, plus il y a d'activités, plus il y a de monde. La clientèle est différente pour chaque activité. Certains préfèrent le country plutôt qu'Orloge Simard (et je les comprends), tout le monde trouve son compte lorsqu'il y a variété d'activités. Alors pour la question de régir les activités à Saguenay, il y a certainement plus prioritaire à mettre à l'agenda politique. 

Richard Banford, 

ex-directeur du cabinet du maire de Saguenay

Bégin 

Cimetière de Saint-Apollinaire : la peur de l'autre

OPINION / La décision de quelques de citoyens de Saint-Apollinaire de bloquer le projet de cimetière musulman piloté par la grande mosquée de Québec m'interpelle grandement. Cela met en évidence la peur de l'autre. Peur qui peut mener facilement vers le racisme.

Je ne veux ni ne peux blâmer les 19 résidants qui ont voté contre l'implantation de ce cimetière dans leur municipalité, mais je trouve dangereuse cette manière de voir l'autre, celui qui vient d'ailleurs, qui porte des vêtements différents de nous et qui s'exprime parfois dans une langue qui nous est inconnue.

On parle d'un cimetière ! Or, je ne peux concevoir que le fait d'implanter un cimetière dans un village représente un danger. La seule raison que je puisse imaginer est la peur de voir le village de Saint-Apollinaire envahi par des musulmans venant rendre visite à des êtres chers décédés.

Le danger est grand de voir beaucoup de Québécois frôler le gouffre du racisme. Je crois que nous devons être aux aguets, car le vrai danger n'est pas d'implanter un cimetière dans un village du Québec, non le vrai danger est de choisir la noirceur du racisme. 

Jean Chenay,

Sherbrooke

Bon succès M. Couillard !

OPINION / Monsieur le premier ministre Philippe Couillard,

Vous êtes donc à Edmonton pour la réunion du Conseil de la fédération afin d'améliorer nos relations avec les provinces et d'expliquer votre Politique d'affirmation « Québécois, notre façon d'être Canadiens ». C'est bien ainsi, car nos communications et activités communes n'ont jamais été au beau fixe, braquées qu'elles étaient sans cesse sur des préoccupations plus constitutionnelles qu'économiques. Situation anachronique, dois-je dire, dans la mouvance de la mondialisation et des ententes de libre-échange à travers les continents, mais sauf entre les provinces canadiennes. 

Plus, ce serait là un bien étrange comportement pour un pays comme le Canada dont les membres de la famille sont -tels des mendiants- encore en quête de leur pitance tombée de la table comble d'un gouvernement fédéral riche, arrogant et prétentieux.

Alors, M. Couillard, allez-y donc d'un petit effort plus stratégique pour aborder des projets plus économiques et prometteurs pour les Québécois en quête d'un mieux-être matériel et financier. Rappelez-vous que les affaires constitutionnelles sont du poivre de Cayenne dans la vision de vos interlocuteurs ! Bon succès ! 

Yvon Côté,

Ex-député fédéral 1988-93,

Sherbrooke




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