L'héritage d'André Harvey

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Le Quotidien

OPINION / Le 23 juin dernier, vous avez ouvert votre page éditoriale à M. André Harvey pour une rétrospective sur son rôle de député de Chicoutimi-Le Fjord à Ottawa. J'ai beaucoup apprécié les propos de M. Harvey, en réalité plus orientés vers le futur que vers le passé. C'est clair qu'avec lui on a avancé de manière tangible, et que plusieurs projets doivent encore se poursuivre, comme il nous invite à le faire.

J'aimerais mentionner ici un autre aspect du rôle de M. Harvey dans notre développement. Les équipements spécialisés pour la métallurgie de l'aluminium, fabriqués par STAS avec la collaboration de quelque deux cents entreprises de la région, se retrouvent aujourd'hui dans près d'une quarantaine de pays, sur tous les continents. Cette année, nous exporterons pour plusieurs dizaines de millions au Moyen-Orient. Lorsqu'il était député, M. Harvey m'a initié au commerce international en me faisant connaître des organismes du gouvernement fédéral qui réalisaient des projets à l'étranger. Il a encouragé mon entreprise à soumissionner. Personnellement, j'ai alors beaucoup appris et je reconnais que plusieurs contrats de ce genre ont démystifié, pour moi, le commerce international depuis le Saguenay-Lac-Saint-Jean. On en voit aujourd'hui des retombées importantes pour notre région.

Pierre Bouchard, président

STAS

Saguenay 

Scrutin au goût amer

OPINION / Le 14 avril dernier, mine de rien, nous franchissions le cap du quinzième anniversaire du choix du nom de la ville créée ici en 2002. Au risque de déplaire à certains, je m'autoriserai à faire un bref retour sur le processus ayant mené au résultat que nous connaissons. Pas de quoi pavoiser, me dira-t-on et avec raison. 

S'il y avait un assez large consensus sur la nécessité de faire des sept agglomérations existantes une seule ville, le choix du nom a été largement contesté et, non sans raison, est encore aujourd'hui discuté. C'est par une consultation populaire organisée par des experts du domaine, a-t-on dit, et non par référendum, qu'on avait choisi de faire appel à la population. Une forme de consultation pour le moins originale, pour ne pas dire étrange. L'éditorialiste de ce journal à l'époque, pour la décrire, parlait d'une procédure alambiquée. 

Par manque d'espace, je ne relèverai qu'une seule des mesures particulières qu'on avait choisi d'appliquer à cette occasion. La consultation devant se dérouler sur trois jours, il avait été convenu que, les deux premiers soirs, après la fermeture des bureaux de vote, une ou des personnes s'occuperaient de répartir les bulletins entre différents secteurs de la ville pour éviter je ne sais trop quelle intrigue. S'il y a une règle à observer lors d'élections ou de référendums, c'est bien celle qui dicte le rôle primordial des scrutateurs. À part le « votant » lui-même, ces personnes doivent être les seules à manipuler les bulletins qu'elles ont elles-mêmes authentifiés lors du vote. Au moment du comptage, ces mêmes personnes comptent les bulletins et les bordereaux qu'elles ont conservés à part évitant ainsi tout risque de manipulation. Manifestement, ici, les scrutateurs n'ont pas pu jouer le rôle crucial qu'ils auraient dû jouer. 

Dans un référendum, jamais le DGE n'aurait autorisé ni cautionné pareille distorsion. Par ailleurs, j'ai relevé un article fort intéressant du journal Le Quotidien publié au lendemain de la consultation. 

« Tout s'est bien déroulé », titrait-on. En début de texte, étrangement, la journaliste écrit : « Les trois dernières boîtes de scrutin n'ont pas été jetées dans le Saguenay. » (Le Quotidien, le mardi 16 avril 2002, p.6) Ah bon ! Mais que sont-elles devenues ? 

Assez étonnamment, une dame très respectable qui avait oeuvré comme scrutatrice dans un bureau de vote de Chicoutimi déclarait en substance et sous serment devant notaire que « le troisième soir un individu qu'elle ne connaissait pas, au moment du comptage des votes, s'était introduit dans la salle, s'était emparé de trois boîtes de scrutin et était parti en les emportant sans fournir la moindre explication ». Se pourrait-il qu'on parle ici des mêmes boîtes ? Pure fabulation, diront certains. Pas si sûr que ça, diront d'autres. 

Cela ne pourrait-il pas expliquer ce retard d'un peu plus d'une heure dans la diffusion des résultats s'étant produit au beau milieu de la soirée du 14 ? Faudrait-il plutôt retenir l'explication que la journaliste attribuait au directeur du comité technique de la consultation ? 

« À l'un des bureaux qui ont été longs à faire connaître ses résultats, disait-il, le scrutateur faisait des piles de bulletins et les attachait avec des élastiques. Et comme cela arrive souvent, les autres scrutateurs responsables du dépouillement l'ont imité. » (Le Quotidien, le mardi 16 avril 2002, p. 6) 

Dans son rapport final aux autorités municipales, cette même personne affirme que « l'expérience électorale fut le principal critère pour le choix du personnel ». (Rapport... p.6) Plus loin, elle ajoute que ces personnes ont été dûment formées et assermentées. 

Loin de moi l'intention d'accuser qui que ce soit dans cette affaire ni de mettre en doute la bonne foi de ceux qui ont présidé à son organisation. Je ne veux rapporter ici que des faits en me basant sur des écrits et un témoignage. Dire que c'est sur la base d'une telle consultation qu'il a été décidé de faire disparaître purement et simplement le plus riche d'histoire et de loin le plus connu de nos toponymes. Tout simplement déplorable et inexcusable.

Guy Laberge

Ex-recherchiste, UQAC




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