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Le Quotidien

OPINION / À plusieurs reprises ces dernières semaines, sur le boulevard Talbot, je me suis retrouvé dans un bouchon de circulation dû à des travaux qui ont lieu du côté est, à partir de la rue des Saguenéens vers le sud. Cette section était plus que potable, même impeccable, mais je me disais que, sans doute, il fallait restaurer les infrastructures.

Quelle n'a pas été ma surprise de voir apparaître des trottoirs de trois mètres à cet endroit ! Je me suis alors souvenu de l'annonce qu'on avait faite en janvier 2016 de travaux à venir dans ce sens. Effectivement, on a réalisé la partie ouest du projet au cours de la même année. Mais a-t-on évalué l'achalandage du nouveau trottoir, ensuite ? 

Déjà, personnellement, je doutais que cet opulent aménagement, une bagatelle de quelques millions, ait quelque utilité, que ce ne soit pas du pur gaspillage. Et, bien sûr, j'ai un peu prêté attention à son achalandage. Certes, je ne passe pas ma vie dans ce secteur, mais je le traverse plusieurs fois par semaine. Et je pourrais tout aussi bien circuler sur le trottoir au volant de ma petite voiture sans déranger personne. Je n'y ai jamais vu un seul vélo et, une fois seulement, j'y ai constaté la présence d'un couple de piétons.

Pourtant, voilà qu'on récidive en 2017, qu'on démolit une voie de circulation parmi les plus carrossables de la ville pour ajouter une autre structure du même tonneau que seules les intempéries vont user. Or, quiconque est à même de le constater, il y a largement de quoi occuper les terrassiers, dans notre ville sinistrée, bien des endroits où l'intervention de la machinerie lourde serait hautement pertinente.

Mais le projet était planifié sur deux ans et on dirait que, une fois que les choses sont enclenchées, il n'y a plus à y revenir. Décidément, il y a des entêtements qui ont toutes les apparences de l'incurie.

Clément Martel

Chicoutimi

De quoi doit-on se souvenir?

OPINION / J'ai lu avec grand intérêt le papier de Gérard Bouchard, publié dans La Presse le 24 juin 2017, et qui s'intitule : « De quoi doit-on se souvenir ? ». Réflexion très intéressante qui vaut la peine d'être lue.

Je suis bien d'accord qu'il faut focaliser notre regard vers les événements et les personnages qui « servent l'avenir en en dégageant des valeurs qui mobilisent, émancipent et anoblissent, qui font notre fierté. »

Cela ne nous empêche pas de souligner ceux également qui ont contribué à notre petitesse, comme, entre autres, dans notre région, celui d'avoir assassiné le nom Chicoutimi. Ce nom qui est le siège de notre mémoire collective de 1661 à 2002, en le remplaçant par le nom de Saguenay, un nom mythique certes, mais qui n'a aucune racine pour représenter le territoire de la ville issue des fusions de 2002.

Pour les Amérindiens, les Métis et toutes les autres personnes qui ont peuplé ce territoire, nous serions enclins à souligner plutôt un deuil qu'une fête régionale, en le 24 juin, date de la fondation de la mission de Chicoutimi et de l'établissement du poste de traite.

Sous prétexte, et sans faire le moindre effort pour le contrer, on a subtilement utilisé l'esprit de clocher, ou ce que vous appelez le sentiment identitaire, pour faire passer le nom de Saguenay en contournant ce problème plutôt que de l'affronter.

Cette ville est la seule au Québec, qui ne porte pas le nom d'une des villes fusionnées. Pardon, en 1976, lors d'une autre vague de fusion, il y en a eu une autre. Devinez laquelle : La Baie ! Comment se fait-il que ce soit seulement au Saguenay qu'on retrouve un tel phénomène ? Un beau sujet d'étude pour un historien et sociologue comme vous.

Nous devrions prendre exemple sur ceux qui nous ont fait avancer et, comme eux, lutter pour conserver le maximum de notre courte histoire. Sous prétexte qu'on y peut rien (on ne peut empêcher l'esprit de clocher) on laisse faire, même des outrages à l'histoire, la fusion ayant été beaucoup plus importante. Bien, la fusion est consommée, parlons du nom maintenant.

Jacques Pelletier

Président du Mouvement Chicoutimi

Un plus grand engagement

OPINION / Je viens de terminer la lecture du dernier livre de l'ingénieur Jacques Pelletier intitulé Saguenay sous l'administration Tremblay. J'ai beaucoup appris dans ce livre. Je devinais, bien sûr, mais sans le savoir de manière claire, le déficit démocratique et la mainmise sur tous les centres de décision.

Toutefois, l'éclairage cru que M. Pelletier projette sur l'administration de la Ville en révèle tout autant sur nous-mêmes, les citoyens. Car on le voit, les lois en vigueur ne suffisent pas, et ne suffiront jamais, à contrecarrer une faction décidée à faire main basse sur la ville. Bref, nous sommes destinés à vivre avec ce risque. Comment se protéger alors ?

Pour ma part, je crois que c'est par l'engagement des citoyens. Sur ce point, le livre de M. Pelletier m'interpelle, et me dérange. Depuis 2001, je n'ai assisté qu'à une seule séance du conseil. Je n'ai jamais écrit à mon conseiller de quartier, ni au journal. Le livre montre, certes, de graves lacunes dans l'administration de notre Ville, mais aussi, mon ignorance et mon inaction. Dur à prendre. Mais le livre comporte en lui-même une note d'espoir : sa lecture peut faire de nous de meilleurs citoyens, plus présents auprès de l'hôtel de ville. Bien fait, M. Pelletier.

Pierre Tremblay

Chicoutimi




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