À propos du BAPE, du Québec et de gratitude

En attendant le rapport du BAPE (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

En attendant le rapport du BAPE

Quel bilan peut-on faire des audiences publiques du BAPE ? Vingt-neuf mémoires plus tard, on peut constater que les organismes et la population se sont peu exprimés. Trente ans après le début du Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, la problématique demeure entière.

Les droits consentis par le gouvernement du Québec en 1922 sont obsolètes, abusifs. Pourrait-on concilier ces droits avec les nouvelles lois ? Bien entendu, comme tous les droits qui nous régissent en société.

Rio Tinto reporterait-elle ses investissements ou quitterait-elle la région si ses droits étaient harmonisés ? Absolument pas. Ils ont le plus bas coût de revient pour l'énergie nécessaire à la production d'aluminium en possédant leurs propres installations hydrauliques. Une multinationale comme Rio Tinto investit si elle y trouve son compte. Une nouvelle gestion du lac Saint-Jean impliquerait, certes, une perte de quelques mégawatts, mais aussi, une imputabilité pour les dégâts causés par l'érosion. Alors seulement, la dynamique imposerait un véritable changement de la relation avec ce donneur d'ouvrage important de notre région.

Les MRC et Mashteuiatsh ont signé une entente historique... En fait, ils ont signé le statu quo, avec des pertes annuelles de seulement 0,6 MW (RTA produit environ 2100 MW par année) et une réduction de 1 % de l'érosion sur 23 ans selon RTA. Rien d'historique dans cette entente... D'ailleurs, les MRC et Mashteuiatsh veulent déjà la modifier en sursoyant à l'élévation de 17 pieds maximum au printemps. Nos préfets et Mashteuiatsh se sont fait berner et encore une fois, la politique laisse couler le lac.

Combien de riverains m'ont dit : « Pourquoi déploies-tu encore tant d'énergie dans le dossier des berges, n'y a-t-il pas une entente de signée ?

Au moins, certains organismes et citoyens auront fait ce qu'il fallait par acquit de conscience durant les audiences publiques.

Le premier ministre du Québec aura, quant à lui, beau jeu. Il devra légiférer par l'adoption du nouveau décret, mais n'aura pas à trancher en utilisant les recommandations du BAPE.

Il n'aura qu'à décréter, en utilisant l'entente que le sous-ministre au territoire du ministère Énergie et Ressources naturelles a négociée avec les représentants du comité des parties prenantes.

Pauvre lac, tes berges reculent toujours...

Un rendez-vous biaisé par une entente, réglée avant même que les recommandations du BAPE soient connues.

En somme, un lac qui mérite beaucoup plus d'amour, alors que la multinationale elle, en demande !

Un convaincu que ce statu quo sera encore « destructeur » pour les berges,

Éric Scullion

Saint-Henri-de-Taillon

Si on se disait qu'on s'aime

Je constate qu'il y en a pour qui la Fête nationale du Québec ne rime à rien ou sonne faux. Je vois que pour eux, cela semble dérisoire de célébrer la nation québécoise qui est devenue à leurs yeux une notion vide de sens, après la défaite du référendum de 1980, après Meech et après ce deuxième référendum perdu en 1995. Mais de si peu !

Que diriez-vous si nous cessions de dramatiser la nation québécoise, de la banaliser - ou pire - d'ironiser à son sujet ? Que nous cessions de trop la politiser également ?

Et de se laisser aller à célébrer le Québec tout simplement. De se laisser aller à un mouvement de fierté québécoise.

D'être fiers de nos institutions, de nos réussites en affaires, de notre rayonnement culturel à l'échelle internationale. D'être fiers de notre langue bien entendu et de nos artistes qui lui font honneur en la chantant si bien. Que diriez-vous si le 24 juin on se disait simplement qu'on s'aime ?

Yvan Giguère

Saguenay

La gratitude n'a pas de distance

Un séjour en famille à Chicoutimi s'est brusquement transformé en séjour à l'hôpital.

Évidemment, le plaisir ne fut pas au rendez-vous comme prévu, mais les soins et l'accompagnement que j'ai reçus m'ont grandement rassuré.

Je tiens à remercier tout le personnel de l'hôpital, de l'admission à l'urgence, de l'unité de neurologie aux médecins traitants. Chacun a fait preuve d'un grand professionnalisme à essence humaine !

Quoi qu'on dise sur nos soins de santé, ce séjour à l'hôpital de Chicoutimi m'a réconcilié avec notre système de santé souvent pointé du doigt.

Bravo à toute l'équipe !

Normand Gilbert

Compton (Estrie)




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer