Une très mauvaise compréhension

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Le Quotidien

OPINION / Un article récent du journaliste Denis Lessard (La Presse), publié dans Le Quotidien, fait référence à un rapport de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques (IGOPP) selon lequel « les questions d'éthique constituent un enjeu préoccupant au sein de La Financière agricole du Québec (FADQ) ». Essentiellement, le rapport critique la présence de représentants de l'UPA au conseil d'administration (CA) de l'institution.

Au nombre de cinq sur un total de 13, les représentants de l'UPA sont depuis toujours minoritaires au CA de la FADQ et sont nommés conformément à la loi. Grâce à leur connaissance des enjeux agricoles (parce qu'ils ont, eux, les pieds sur le plancher des vaches), ils apportent aux autres membres du CA des informations essentielles à la prise de bonnes décisions. Leur présence accroît aussi les attentes auprès des employés de la Financière. 

L'intérêt général (et celui des agriculteurs) serait-il mieux représenté par des producteurs nommés par le ministre en fonction de leurs affinités politiques ? N'oublions pas que les producteurs assument entre 30 % et 40 % du coût des programmes d'assurance collective et que leurs dépôts dans les coffres de la Financière se chiffrent actuellement à plus de 400 M $. 

À titre d'association accréditée, l'Union est aussi en mesure de forger des consensus au sein des diverses clientèles et d'exprimer concrètement leurs besoins. Des représentants qui ne seraient pas « des officiers, des employés ou des élus » de l'UPA seraient incapables d'agir en ce sens. Leur contribution serait basée sur leur stricte expérience personnelle (pour ne pas dire leurs intérêts).

Comme le mentionnait le ministre de l'Agriculture Rémy Trudel en décembre 2000 lors de la création de la FADQ, la présence de l'UPA permet de « développer des produits et services en mettant à contribution l'expertise des producteurs agricoles ». Le rapport de l'IGOPP démontre une très mauvaise compréhension de l'institution et des intentions du législateur qui souhaitait instaurer un partenariat novateur avec le monde agricole.

Il suffit de consulter le recensement de l'agriculture 2016 de Statistique Canada pour constater que cet apport a fait ses preuves. Dans plusieurs des domaines recensés, l'agriculture du Québec fait meilleure figure qu'ailleurs au pays.

Marcel Groleau, Président général

L'Union des producteurs agricoles

Trop de complaisance

OPINION / Depuis hier, j'ai vu beaucoup de complaisance dans l'analyse du départ de Denis Lebel. On laisse partir le député à mi-mandat sans démontrer qu'il renie son engagement envers les citoyens de sa circonscription.

Je suis un gagnant qu'il dit. Faire partie de l'opposition ne le satisfait pas.

Le mode de scrutin actuel ne conviendrait donc pas à M. Lebel ? C'est certain qu'un gouvernement majoritaire avec environ 40 % des votes exprimés, on ne le remet pas en question quand cela nous sert bien. Faire partie des gagnants est bien relatif. Vous auriez pu écouter plus attentivement les gens qui proposent un mode de scrutin à finalité proportionnelle. Un rapport a été écrit récemment à ce sujet. La prochaine personne qui sera élue député du comté de Roberval s'engage-t-elle à en parler et faire avancer ce débat ?

La démocratie, ce n'est pas une affaire de gagnants et de perdants, car les décisions politiques doivent s'appuyer sur une vision et une gouvernance en faveur du bien commun.

Lynda Youde, Chicoutimi

Membre du Mouvement Démocratie Nouvelle

À propos de la fête de la fidélité

OPINION / Texte pertinent et « inspiré » de M. Robert Gaudin, paru dans le Carrefour des lecteurs du Quotidien, le 6 juin 2017.

Chacune des phrases mérite qu'on s'y arrête, qu'on la médite.

C'est un virage à 180 degrés que notre diocèse, et les autres, s'il y a lieu, se doivent de faire pour les prochaines fêtes, si fête de la fidélité se dit encore.

Je cite quelques extraits.

La longue fidélité n'est pas un exploit, elle est un don, une chance, un privilège.

Elle est un privilège d'avoir eu assez de maturité, de sagesse, de force de caractère pour surmonter les hauts et les bas de tout engagement.

Plusieurs de ces fêtés ont persisté par peur de l'inconnu plus que par amour ou par respect de la parole donné (je résume).

Une telle célébration exclut bon nombre qui mériteraient d'en faire partie. Les veufs (es), les personnes qui ont eu le courage de rompre un engagement qui s'est avéré une erreur.

Il est aussi question des personnes qui ont été laissées par leur partenaire, des autres qui ont eu le courage de leur identité sexuelle, et de combien d'autres qui mériteraient d'être célébrées pour leur fidélité.

M. Gaudin parle ici d'une Église de parvis, celle souhaitée par le pape François, une Église qui célèbre la vie en s'inspirant des principes évangéliques plutôt que la soumission à des lois.

Un texte qui fait du bien, qui nous dit qu'on est en 2017, enfin.

Merci monsieur. Persistez et signez encore.

Pauline Germain, Chicoutimi




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