Le droit légitime de critiquer

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Le Quotidien

OPINION / Je constate avec étonnement qu'aucun citoyen de Saguenay n'a, jusqu'à maintenant, émis une opinion sur un fait particulièrement troublant, qui encore une fois touche l'administration du maire Jean Tremblay.

La population serait-elle à ce point déconnectée de la chose municipale qu'elle n'aurait plus aucun réflexe ? Ainsi donc, la Ville aurait embauché, au nez et à la barbe de tout le monde, « une » cadre au sein de la division Environnement en écorchant le processus d'embauche. Il appert que la personne choisie l'a été sur recommandation expresse de M. Ghislain Harvey, un proche ami du maire. La personne choisie est par hasard la belle-fille de M. Harvey. 

M. Pettersen, un échevin particulièrement éveillé (une exception parmi les autres), parle carrément de magouille. Il n'en fallait pas plus pour que le candidat à la mairie M. Arthur Gobeil emboîte le pas et parle de favoritisme, s'engageant à éliminer ce genre de pratique si par hasard il est élu. 

Connaissant la propension du maire à poursuivre ses opposants pour les faire taire et pour museler ses « ennemis » comme il les appelle, M. Pettersen invite le maire à le poursuivre en justice. Il sait fort bien qu'il n'en fera rien, car il réalise parfaitement que, lors d'une enquête approfondie, non seulement un chat, mais toute une famille de chats sortirait du sac. Le maire évite donc de s'en prendre à l'échevin, celui qui a été le plus virulent, mais il s'attaque violemment au candidat Gobeil. Dites-moi depuis quand un candidat à la mairie n'a pas le droit de critiquer l'administration sortante ? Faudrait-il qu'il ne lance que des fleurs ? 

« Jean Tremblay hors de lui » tel était le titre de l'article du journal. Le maire ferait bien de rentrer en lui-même et de commencer à reconnaître ses erreurs s'il en est encore temps. Merci à M. Pettersen et à Mme Néron en particulier. Vous êtes les yeux et les oreilles du citoyen ordinaire qui autrement ignorerait tout de ces manigances.

Louise Dumais

Chicoutimi

Les enfants ont leur place

OPINION / Le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, a annoncé lundi l'instauration de cent nouvelles classes de maternelle quatre ans dès cet automne.

Si on ne peut que souhaiter que les enfants ne fréquentant aucun service de garde bénéficient d'une intervention éducative précoce, il est surprenant que le gouvernement ne cherche pas d'abord à utiliser le réseau public de services de garde pour intégrer ces tout-petits. Faut-il rappeler que nous soulignons cette année le 20e anniversaire de la politique familiale qui a permis aux services éducatifs de se déployer partout au Québec ayant justement comme prémisse de préparer adéquatement les enfants à l'école.

Partout au Québec, on compte des milliers de places disponibles avec de solides normes de qualité et de sécurité, en milieu familial comme en CPE. Les intervenantes qui y travaillent, presque exclusivement des femmes, sont de plus déjà formées spécifiquement pour intervenir auprès des enfants de moins de cinq ans.

Il serait facile de mettre en place des mesures pour inciter les enfants de milieu défavorisé à entrer dans le réseau de la petite enfance à quatre ans, s'ils n'y sont pas déjà. Gratuité des services de garde publics à l'âge de quatre ans, promotion ciblée, transport pour les familles qui n'ont pas les moyens : les solutions ne manquent pas pour encourager une plus grande fréquentation du réseau existant par les enfants vulnérables.

Mais une fois de plus, le ministre Proulx démontre son manque de respect et de considération pour les services de garde publics, continuant d'ignorer que ses politiques poussent des milliers d'enfants vers des services éducatifs de moindre qualité.

En effet, même s'il aime parler « d'équité » lorsqu'il mentionne la modulation des frais de garde, cette décision pousse des milliers d'enfants vers des garderies privées qui sont loin d'avoir les mêmes garanties de qualité et de sécurité. Cette politique odieuse constitue ni plus ni moins qu'un bâton dans les roues d'une génération tout entière qui voit son développement tronqué lors d'années dont tous les experts reconnaissent l'importance cruciale.

Il existe déjà, partout au Québec, des ressources en petite enfance, en milieu familial régi et subventionné et en CPE, qui pourraient facilement assurer un meilleur avenir à des milliers de tout-petits en dehors du réseau actuel, si seulement le gouvernement leur donnait les moyens de le faire. Malheureusement, le ministre de la Famille préfère les affaiblir plutôt que les mettre pleinement au service de l'avenir du Québec.

Valérie Grenon, présidente 

Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ)




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