La détresse des ressources intermédiaires

Gilles Bergeron, président du conseil d'administration de la... (Archives Le Quotidien, Isabelle Tremblay)

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Gilles Bergeron, président du conseil d'administration de la Maison Jean-Eudes Bergeron, le porte-parole des résidants Gino Lebel et le député de Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier ont rencontré les médias pour lancer un cri du coeur.

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Le Quotidien

OPINION / Depuis la publication de l'article de Patrick Lagacé, cette semaine, dans La Presse+ (et dans Le Quotidien), « Je ne retourne pas en CHSLD », d'autres ressources intermédiaires ont manifesté leur inquiétude. Hier, c'est un OBNL de la Gaspésie qui nous alarmait qu'en raison d'un déficit de 60 000 $, il devra fermer ses portes le 1er août prochain.

La grande médiatisation du cas de la Maison Jean-Eudes-Bergeron a mis en lumière un problème flagrant qui prend de plus en plus d'ampleur depuis 2013. Le témoignage émouvant de M. Gino Lebel a éveillé la conscience populaire envers l'importance des ressources intermédiaires sur la qualité de vie et la dignité des résidants. Si le cas spécifique de la Maison Jean-Eudes-Bergeron semble connaître un dénouement positif, il ne faut surtout pas oublier que ce n'est pas un cas isolé. Ce n'est que la pointe de l'iceberg. Attendons-nous à d'autres drames comme celui de la Maison Jean-Eudes-Bergeron.

Un outil inadéquat

Les ressources intermédiaires d'hébergement, à mi-chemin entre les soins à domicile et l'hébergement public permettent à des milliers de Québécois vulnérables, souvent atteints d'un handicap physique ou intellectuel, d'avoir accès à un milieu de vie, humain et adapté à leurs besoins. La ressource intermédiaire prend la relève alors que certaines familles n'ont plus les capacités pour le faire. Cependant, en raison du financement insuffisant et de l'outil de classification qui ne tient pas compte des besoins réels et de la fréquence des services requis par les résidants, les petites ressources intermédiaires, comme la Maison Jean-Eudes-Bergeron, se retrouvent souvent dans une grande précarité.

Concrètement, la pérennité de près de 200 petites ressources est mise à risque de fermeture, et ce, de Gaspé à Gatineau en passant par Alma et Varennes. C'est tout le Québec qui subit cette injustice. Il ne faut pas ignorer que le problème est généralisé dans le réseau des ressources intermédiaires.

Nous réitérons notre offre de collaborer avec la ministre Lucie Charlebois pour trouver des solutions, et améliorer l'outil de classification, pour ainsi assurer les services nécessaires à des personnes vulnérables en évitant le déménagement de centaines de résidants. 

Prendre soin des personnes les plus vulnérables, dans le milieu des ressources intermédiaires, doit demeurer une priorité pour le gouvernement.

Johanne Pratte, directrice générale

Association des ressources intermédiaires d'hébergement

Un outil inadéquat

OPINION / Les ressources intermédiaires d'hébergement, à mi-chemin entre les soins à domicile et l'hébergement public permettent à des milliers de Québécois vulnérables, souvent atteints d'un handicap physique ou intellectuel, d'avoir accès à un milieu de vie, humain et adapté à leurs besoins. La ressource intermédiaire prend la relève alors que certaines familles n'ont plus les capacités pour le faire. Cependant, en raison du financement insuffisant et de l'outil de classification qui ne tient pas compte des besoins réels et de la fréquence des services requis par les résidants, les petites ressources intermédiaires, comme la Maison Jean-Eudes-Bergeron, se retrouvent souvent dans une grande précarité.

Concrètement, la pérennité de près de 200 petites ressources est mise à risque de fermeture, et ce, de Gaspé à Gatineau en passant par Alma et Varennes. C'est tout le Québec qui subit cette injustice. Il ne faut pas ignorer que le problème est généralisé dans le réseau des ressources intermédiaires.

Nous réitérons notre offre de collaborer avec la ministre Lucie Charlebois pour trouver des solutions, et améliorer l'outil de classification, pour ainsi assurer les services nécessaires à des personnes vulnérables en évitant le déménagement de centaines de résidants. 

Prendre soin des personnes les plus vulnérables, dans le milieu des ressources intermédiaires, doit demeurer une priorité pour le gouvernement.

Johanne Pratte, directrice générale

Association des ressources intermédiaires d'hébergement

Québec solidaire... (Archives La Presse) - image 3.0

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Québec solidaire

Archives La Presse

Un militant fort déçu

OPINION / Je m'appelle Gilbert Talbot. Je suis membre de Québec solidaire depuis sa fondation et je suis actuellement membre du comité de coordination de l'association de Québec solidaire de Chicoutimi. J'ai participé au dernier congrès de Québec solidaire tenu à Montréal du 19 au 21 mai et j'en suis ressorti fort déçu. Je n'y reconnaissais plus le parti que j'avais contribué à mettre sur pied : à la transparence la plus claire, on y a substitué la cachotterie et la manipulation. 

Notre président Andrés Fontecilla avait signé une entente historique sur la feuille de route à suivre pour en arriver à l'indépendance du Québec. Cette feuille de route était aussi signée par le Parti québécois, Option nationale et le Bloc québécois. Au lieu de soumettre cette entente au congrès, notre instance décisionnelle suprême, le comité de coordination nationale (CCN) a décidé de nous la cacher, sous prétexte qu'elle ne correspondait pas à une décision prise par un congrès antérieur. J'estime qu'il y a là abus de pouvoir de la part du CCN : le congrès est souverain dans ses décisions : c'est à lui d'accepter ou de rejeter une décision aussi importante. On aurait fort bien pu suivre la ligne habituelle de soumettre cette entente aux associations locales, quitte à recommander son rejet si le CCN le jugeait à propos. Or le CCN n'a jamais soumis le texte de l'entente au congrès de peur que celle-ci n'influence le vote sur le pacte possible avec le PQ, qui était aussi à l'ordre du jour du même congrès.

Suite à une réunion, du comité de coordination de l'association de Québec solidaire de Chicoutimi, tenu le 13 juin dernier, j'ai avisé les membres que je suspendais toutes mes activités avec Québec solidaire, tant et aussi longtemps que le parti ne retrouverait pas le chemin de la convergence indépendantiste et de la démocratie à l'intérieur de ses instances.

En toute solidarité.

Gilbert Talbot

Chicoutimi

Jean-Marc Fournier... (Archives Le Soleil) - image 4.0

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Jean-Marc Fournier

Archives Le Soleil

Priorité, quand tu nous tiens...

OPINION / Après s'être préoccupé des francophones du Canada (hors Québec), notre ineffable ministre (Jean-Marc) Fournier s'inquiète maintenant de la minorité anglophone québécoise (base solide d'électeurs libéraux). 

Peut-être un jour ce monsieur trouvera-t-il le temps de s'inquiéter et de se préoccuper de l'avenir de la nation québécoise, seule nation francophone d'Amérique du Nord, que le gouvernement dont il fait partie a comme premier devoir d'assurer ? 

J'ai mes doutes. Et vous ?

Normand Breault

Montréal




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