La chasse au fonds vert est ouverte

OPINION / Au cours des derniers jours, des acteurs de la scène médiatique et... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

OPINION / Au cours des derniers jours, des acteurs de la scène médiatique et des journalistes semblent  avoir ouvert la chasse au fonds vert et au plan de lutte québécois aux changements climatiques. On s'en donne à coeur joie en reprochant plus ou moins trois choses au gouvernement:

1) de mauvais projets ont été financés;

2) les résultats obtenus sont décevants;

3)  et le marché du carbone se traduira par des achats de réductions de GES à l'étranger.

Ces critiques, en partie fondées, doivent être mises dans leur contexte et correctement interprétées avant de conclure trop rapidement.

Il faut d'abord reconnaître que le Québec est remarquablement performant en matière d'émissions de GES qui sont les plus basses par habitant au Canada à environ 5t/an soit la moitié de la moyenne canadienne. Ceci s'explique en bonne partie du fait qu'au Québec notre électricité est produite à partir de sources hydrauliques et que notre secteur industriel a beaucoup réduit ses émissions au cours des deux dernières décennies. Ce beau portrait a toutefois son revers. Il a pour corollaire qu'au Québec, il est particulièrement difficile de réduire nos émissions de GES qui proviennent maintenant pour la majeure partie du secteur du transport et des bâtiments, des secteurs où les réductions impliquent des changements de comportement d'une multitude d'individus et de petites entreprises.

Des changements qui n'arrivent pas du jour au lendemain.

On reproche au gouvernement du Québec de ne pas avoir un bon plan d'ensemble. Affirmer cela, c'est oublier que le gouvernement du Québec a choisi de baser sa stratégie sur du système de plafonnement et d'échange (le marché du carbone) qui mécaniquement fera en sorte que l'objectif que nous nous sommes donné sera atteint.

Reconnaissant cela, certains reprochent au gouvernement ce choix stratégique en indiquant que cette approche conduira à des achats à l'extérieur du Québec donc à une fuite de capitaux. C'est indéniable.

 On oublie toutefois d'ajouter que sans cette option, il faudrait ou bien renoncer à un objectif ambitieux que tous appelaient de leurs voeux encore récemment ou bien accepter qu'il en coûtera encore passablement plus cher de se déplacer dans son auto au Québec.

Dans ce contexte, le plan vert vise à compléter l'action du système de plafonnement et d'échange (le marché du carbone) en finançant des programmes qui donnent lieu à des réductions de GES au Québec de façon à construire une expertise chez nous qui pourra ensuite être exportée.

Aujourd'hui, on fait le constat que les résultats sont en deçà de certaines attentes et on en conclut que les projets financés ne sont pas bons.

À ces conclusions, il importe d'opposer quelques nuances. D'abord, le fait que les émissions québécoises soient le fruit du comportement d'une multitude d'acteurs fait en sorte qu'il est très difficile d'obtenir des résultats rapides, quels que soient les projets financés. Il y a de l'inertie face aux changements. Ça prend du temps. Ensuite, mesurer une réduction n'est jamais simple, car il faut comparer les émissions après projet avec ce qui se serait produit si le projet n'avait pas eu lieu et ça, personne ne le sait.

Par ailleurs, à ceux qui demandent de grandes actions concertées avec remise en cause de nos façons de faire actuelles. Il faut bien leur dire qu'ils ont raison en ajoutant toutefois que les petits projets qu'ils dénoncent aujourd'hui parce qu'ils leur semblent inefficaces sont possiblement des lieux d'acquisition d'information tant pour la population que pour le gouvernement pour identifier les actions porteuses qui pourront être étendues dans un futur que nous espérons proche.

Il est heureux que l'on se préoccupe ainsi de l'efficacité de nos dépenses publiques. Il est toutefois un peu ironique de constater que certaines des critiques proviennent de ces mêmes joueurs qui exigent du gouvernement une action plus vigoureuse en matière de lutte aux

changements climatiques. Il y a lieu de se demander si ce faisant, ils n'auront pas pour effet de jouer le jeu des opposants à toute forme de remise en question du statu quo en matière de transport et de consommation d'énergie comme on l'a vu se produire dans le désormais défunt projet du SRB à Québec.

Jean Nolet, économiste, président directeur général, Coop Carbone

Les patriotes, ces fils de la liberté !

La Journée nationale des patriotes sera encore une fois l'occasion toute désignée de me rappeler particulièrement que des hommes sont morts au nom de la liberté dans le Bas-Canada le 15 février 1839. Je veux bien sûr ici souligner la pendaison de cinq d'entre eux. J'ai nommé : le notaire, Chevalier Delorimier, le militaire, français Charles Hinderland, l'huissier, Pierre-Rémi Narbonne, le cultivateur, Amable Daunais, et l'instituteur, François Nicholas.

Alors voilà que grâce à cette Journée des patriotes, qui nous offre un jour de congé, je vais me  plonger dans un moment marquant de notre passé, question de me remémorer l'héritage de ces cinq hommes qui se sont battus surtout au nom de la justice et de l'égalité.

Des hommes qui se sont tenus debout face au régime anglais et qui ont, par la force des choses, permis à l'identité canadienne-française d'être encore vivace 178 ans plus tard au Québec et dans d'autres provinces du Canada.

Alors, oui, il vaut la peine qu'une journée soit consacrée à ces chers patriotes. Hissons bien haut le drapeau des patriotes le 22 mai 2017,  en l'honneur des fils  de la liberté.

Yvan Giguère, Saguenay




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer