Une ineptie totale 

Le lac Saint-Jean est libéré de ses glaces.... (Photo courtoisie)

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Le lac Saint-Jean est libéré de ses glaces.

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Le Quotidien

OPINION / Depuis plusieurs années, divers intervenants demandent que l'on abaisse le niveau du lac Saint-Jean en certaines périodes de l'année afin de minimiser les dommages que subissent les berges lors de grands vents.

Différents scénarios de gestion du niveau du lac furent proposés par ces intervenants et doivent être présentés au BAPE à l'automne 2016. Malheureusement, tous ces scénarios furent rejetés par Rio Tinto, car ils auraient fait perdre de l'argent à leurs centrales hydroélectriques. En effet, en plus de produire de l'aluminium, cette compagnie vend aussi, à Hydro-Québec, ses surplus d'électricité produite ( $, $, $).

Rio Tinto a donc demandé de remettre au printemps 2017 les rencontres prévues afin de « concocter » un nouveau scénario qui leur serait davantage profitable. Je ne sais pas si la médication des personnes travaillant sur ce comité était adéquate, mais le résultat est désespérant. Le niveau du lac pourra être rehaussé, pour une période de 10 à 12 jours, au-delà des 16,5 pieds. Ce qui, selon eux, serait bénéfique pour l'environnement en favorisant les milieux humides. Avec la quantité de pluie qui nous tombe sur la tête chaque année, je vois mal l'importance de hausser le niveau du lac.

Si ce scénario est entériné par le BAPE, question de principe, car notre premier ministre a dit que cette entente était historique, on pourra, au même titre que le départ des glaces, organiser un concours pour déterminer quel secteur autour du lac subira le plus de dommages quand celui-ci sera haussé à son niveau maximal. « Bravo ! » Ineptie totale !

Gilles Verreault

Chambord

Un grand merci aux infirmières auxiliaires et aux infirmières

Comme chaque année, nous soulignons ces jours-ci la Journée de l'infirmière auxiliaire, le 5 mai dernier, et la Journée de l'infirmière, le 12 mai. Un moment propice pour témoigner notre reconnaissance et notre appréciation pour le travail essentiel accompli jour après jour par ces professionnelles en soins dans les établissements de santé.

Comme chaque année, nous soulignons ces jours-ci la Journée de l'infirmière auxiliaire, le 5 mai dernier, et la Journée de l'infirmière, le 12 mai. Un moment propice pour témoigner notre reconnaissance et notre appréciation pour le travail essentiel accompli jour après jour par ces professionnelles en soins dans les établissements de santé.

La contribution des infirmières auxiliaires et des infirmières à notre système public de santé est remarquable. À un tel point qu'il n'est certainement pas exagéré d'affirmer que si nous avons pu maintenir des soins et services de santé de qualité au Québec, malgré les multiples coupes et compressions, nous leur en sommes certainement redevables pour une très grande part.

Bien qu'elles doivent pratiquer leur profession dans des conditions de plus en plus difficiles, disposant de moins en moins de ressources, les infirmières auxiliaires et les infirmières continuent d'assumer leurs responsabilités avec grand professionnalisme. Pourtant, on ne cesse de leur demander de faire plus avec moins.

Et ce n'est pas parti pour s'améliorer. Les annonces de réinvestissement de Gaétan Barrette ne trompent personne d'avisé. Pour mieux embobiner tout le monde, le ministre recycle la même annonce trois à quatre fois de suite. La seule nouveauté est le décor qui change derrière lui. Mais l'apprenti illusionniste ne trompe plus personne dans le réseau.

Même le Protecteur du citoyen en est rendu à dénoncer les conséquences de ses politiques et à reconnaître le bien-fondé des dénonciations de nos syndicats sur la détérioration des soins et services de santé dans nos établissements. Ce fut notamment le cas sur la Côte-Nord comme en Gaspésie.

Pendant que nous voyons, chez nos voisins du sud, 10 millions d'Américaines et d'Américains perdre leur droit à une assurance santé et à des soins, le système public de santé universel dont nous nous sommes dotés au Québec nous apparaît d'autant plus précieux.

Les infirmières auxiliaires et les infirmières sont au coeur de notre réseau public de santé. Elles sont aux premiers rangs de la lutte lorsque vient le moment de défendre la qualité des soins pour le bien-être de la population.

L'amélioration de notre système public de santé peut sembler une tâche insurmontable. Les professionnelles en soins que sont les infirmières auxiliaires et les infirmières croient que cela est possible en autant qu'elles aient des conditions de travail plus humaines, plus acceptables et qu'on écoute leurs solutions.

Merci à toutes les infirmières auxiliaires et infirmières.

Claire Montour, présidente 

Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ)




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