Deux poids deux mesures

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Le Quotidien

OPINION / Près d'un an et demi après le règlement de la convention collective dans le secteur public, les négociations du personnel de l'éducation de la Commission scolaire Kativik piétinent et le gouvernement s'en lave les mains. Sans égard aux besoins des élèves autochtones comme aux conditions de travail injustes du personnel enseignant, professionnel et de soutien touché. C'est scandaleux.

C'est à se demander s'il n'y a pas deux systèmes d'éducation publique au Québec. Un, au sud, qui mérite l'attention du gouvernement pour ceux qui habitent au sud, et l'autre, abandonné à lui-même, pour les populations du Nord.

La question mérite d'être posée. En effet, les élèves et le personnel de la Commission scolaire Kativik sont actuellement pris en otage dans des négociations qui, depuis deux ans et demi, n'ont jamais démarré sérieusement. Tout cela, par la faute de la commission scolaire dont la mauvaise foi a été constatée par le Tribunal administratif du travail. C'est pitoyable.

Ce qu'il faut savoir, c'est que la direction et les administrateurs de la Commission scolaire Kativik ont récupéré cette négociation à leurs propres fins politiques. En effet, plutôt que de négocier sérieusement pour améliorer les conditions de travail du personnel ainsi que les services aux élèves, ils n'en font rien. Ils cherchent ainsi à faire pression sur le gouvernement pour obtenir des concessions politiques, cela au détriment de l'éducation dans le Nord.

Ce chantage a assez duré. Les élèves, leurs parents et le personnel de l'éducation ont suffisamment été pénalisés : il est temps que le gouvernement du Québec assume ses responsabilités et ramène la Commission scolaire Kativik à l'ordre afin que de véritables négociations aient lieu.

Travailler dans le Nord représente déjà un défi suffisamment important sans qu'on abandonne le personnel à lui-même. Les enfants et le personnel de l'éducation du Nord ne valent certainement pas moins que les autres. Il est urgent que la commission scolaire et le gouvernement le réalisent. 

Sophie Domingue

Service des communications CSQ

Où iront les subventions ?

Sur le site du ministère des Transports du Québec, on peut lire que « Le Programme de subvention au transport adapté a pris fin le 31 décembre 2016. Une analyse est en cours en vue de déterminer l'aide qui sera accordée en 2017. La mise à jour de l'information se fera au cours des prochaines semaines. » Or, on peut lire cette note depuis des mois, depuis la fin du Programme d'aide de 2016, soit décembre 2016. En attendant, le gouvernement a annoncé 3 M $ supplémentaire pour le transport adapté pour 2017 dans son Plan économique de 2017-18, montant couvrant à peine les indexations des salaires et contrats de sous-traitance dans les services de transport adapté.

Or, on ne sait pas encore si les subventions iront pour les taxis adaptés, les autocars adaptés, qui sont des services privés, ou pour le transport adapté public des grandes villes et des régions. Or, le retard de l'adoption par décret gouvernemental du « Programme d'aide » communément appelé « Programme-cadre » au transport adapté laisse les usagers du transport adapté dans une grande inquiétude. Surtout dû au fait qu'ils sentent et subissent des changements en cours au niveau de nouvelles règles que des transporteurs adoptent, soit au niveau de l'admissibilité ou de l'offre de service. Se conformer à la Politique d'admissibilité québécoise au transport adapté, l'une des meilleures au Canada, permettant de répondre aux besoins des personnes handicapées nécessitant ce service, est l'une des obligations dans le Programme-cadre pour avoir droit aux subventions en transport adapté. Le gouvernement y édicte également des obligations concernant la tarification et les minimums de jours et d'heures de service devant être offerts. 

Or, des discussions ont lieu entre le gouvernement et des transporteurs, accompagnés de leurs «experts » en statistiques, les portes closes. Pas de véritables consultations ouvertes. Quand le Programme-cadre a changé en 2002, quand il a été « révisé », il y avait eu des consultations de tous les gens concernés et à grande échelle, à partir de 1999. Le RUTASM y avait participé.

Me Frémont de la CDPDJ n'est plus à la CPDPJ pour pouvoir évaluer le travail actuel du gouvernement en ce domaine et défendre les droits des plus vulnérables, les usagers et usagères des services publics de transport adapté. Nous sommes très inquiets. 

Raymond Duquette

Président du RUTASM

France Croteau

Coordonnatrice




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