L'union fait la force

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Le Quotidien

OPINION / Gageons que le dernier budget provincial, qualifié de « fin des vaches maigres » par certains médias, va au moins permettre aux libéraux de maintenir leur avance dans les sondages (34 %).

Pour les adversaires qui désirent s'en débarrasser à la prochaine élection provinciale, la logique élémentaire voudrait que les partis d'opposition, qui possèdent quelques gènes en commun, se rapprochent pour former une coalition électorale antilibérale. Option nationale et Québec solidaire ont pas mal d'atomes crochus : un projet socialiste dans lequel l'égalité des chances, la lutte contre les malversations de toutes sortes des financiers, la transmutation vers une économie verte et durable, la gratuité scolaire, y incluant les études universitaires, contre l'école privée subventionnée par l'État. Bref, un chapelet de mesures donnant préséance au sens et au bien commun, plutôt qu'au bien-être d'une minorité au détriment des autres. 

Le deuxième grand enjeu où les deux formations devront se rejoindre est la souveraineté du Québec, face à laquelle Québec solidaire devra clarifier sa position. Alors que le projet gauchiste d'Option nationale est possible seulement si le Québec devient un pays, pour Québec solidaire, il existe de la division à l'interne. Personne n'est fondamentalement contre la souveraineté, mais pour beaucoup, le leitmotiv est : la souveraineté si nécessaire, mais pas nécessairement la souveraineté. 

Si la convergence entre les deux formations politiques vient à vaincre cette difficulté, leur fusionnement est possible. Seulement, soyons réalistes, la fusion des partis de gauche, à elle seule, ne suffira pas à soustraire des comtés aux libéraux. Je pense, par exemple, au comté de Dubuc chez nous, potentiellement à la portée des antilibéraux si chacun y met du sien. Seule une alliance ponctuelle entre le Parti québécois et Québec solidaire pourrait déloger les libéraux dans Dubuc. Mais au profit de qui ? 

Si les tractations sont possibles entre le PQ et QS, on le saura après le congrès solidaire en mai prochain, il faudra qu'entre autres conditions, la dissémination de députés solidaires puisse se concrétiser en région. À mon point de vue, le comté de Dubuc est très prenable par les forces d'opposition aux libéraux et tant mieux si de très nationalistes caquistes désirent grossir leurs rangs. 

Si les péquistes ont besoin des solidaires pour prendre le pouvoir, les solidaires ont besoin des péquistes pour des raisons évidentes. Et si les tenants de la convergence des forces progressistes l'emportent en 2018, pourquoi pas, si nécessaire, une coalition PQ-QS pour tenir les libéraux loin du pouvoir et pour longtemps ? Au moins jusqu'à ce que l'actuel système électoral québécois, très inique pour les petits partis, qui ne cesse d'alimenter le cynisme chez l'électorat, soit remplacé.

Marcel Lapointe

Jonquière

Mon hommage à Raymond Lévesque

Raymond Lévesque a eu droit à un hommage mérité le 28 mars dernier dans le Vieux-Montréal, lorsque le sculpteur Luc Laramée a dévoilé un imposant bronze patiné représentant le célèbre auteur-compositeur. J'aimerais à mon tour rendre hommage, en mots, à ce géant de notre chanson.

À 88 ans, l'homme a toujours les deux pieds bien ancrés dans notre monde. En 1995, dans le cadre d'un spectacle qu'il présentait lors de l'événement Rêves d'Automne de Baie-Saint-Paul, j'ai eu le privilège de présenter Raymond Lévesque aux spectateurs à titre d'animateur de cette soirée.

Ce grand de notre chanson avait alors 67 ans et il était là, derrière la scène, avec sa légendaire humilité. J'ai alors eu ces mots qui m'étaient venus l'après-midi même en le voyant répéter avec une musicienne qui l'accompagnait au piano, lui qui chantait malgré une surdité devenue de plus en plus présente dans sa vie.

« L'homme que nous allons voir et entendre ce soir et qui montera sur scène est un géant. Un géant tranquille. Un auteur-compositeur qui a touché l'universel en sachant toucher notre coeur. Un homme qui apprivoise de plus en plus le silence, mais dont jaillissent encore les mots et la musique, telle une fontaine de joie. C'est un humaniste dont les mots marqueront à jamais notre monde. On se souviendra de Raymond Lévesque, même si les hommes voudront vivre encore de haines et de guerres. Sachons qu'il se trouvera toujours quelqu'un quelque part sur la Terre pour nous chanter Quand les hommes vivront d'amour. »

Yvan Giguère

Saguenay




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