D'un ridicule imbattable

Hotel de ville de Saguenay... (Archives le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Hotel de ville de Saguenay

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OPINION / Nous sommes dans une ville, pour ne pas dire une bourgade, d'à peu près 145 000 habitants. Nous irons à l'automne en élection et élirons un maire ou une mairesse.

Depuis pas très longtemps, dans ce coin éloigné des grands centres qu'on appelle région « éloignée », on a eu l'idée de former, à l'intérieur de ce conseil de ville, des partis, financés à même nos taxes. Des partis. Pourquoi ?

15 conseillers (ères) ont besoin de se mettre en clan pour faire comprendre et reconnaître l'idée ou les idées géniales qu'éventuellement, le ou la mairesse pourrait avoir.

Tu ne penses plus, tu n'as qu'à suivre l'idée du maire ou de la mairesse que tu appuies. Tu lui promets amour, fidélité, plus que dans n'importe quelle union conjugale. Pas rien. Surtout que c'est garant d'une victoire personnelle à la prochaine élection.

À mon point de vue, c'est d'un ridicule imbattable.

Je n'ai jamais adhéré, aveuglément, à l'opinion de l'autorité en place, et pour ce que cela m'a coûté, je n'ai rien perdu.

Je n'appuierai sûrement pas un, ou une, candidat (e) à la mairie qui a besoin d'être en troupeau pour affirmer et vendre son butin. Déjà que 15 est un petit troupeau.....

Si nos candidats (es) à la mairie n'ont pas la compétence, le leadership, pour faire valoir leurs idées, au conseil comme à tous les citoyens, sans l'appui de leurs « suiveux », c'est que leurs idées ne sont pas géniales. Qu'ils passent le drapeau à quelqu'un d'autre.

Pauline Germain, Chicoutimi

La santé de vos dents

Les Québécois ont-ils une bonne hygiène dentaire ? 85 % de la population pense que oui, sauf qu'un récent sondage mené par Léger tend à démontrer tout le contraire. Nous avons en effet appris que non seulement l'usage régulier de la soie dentaire n'est pas répandu, mais que 35 % des Québécois n'ont pas consulté leur hygiéniste dentaire depuis plus d'un an. Alors que le Québec affiche le pire taux de caries au pays, ce nouveau coup de sonde a de quoi inquiéter.

Depuis 42 ans, les 6000 hygiénistes dentaires du Québec contribuent à réduire la facture des soins buccodentaires tout en sensibilisant leurs patients aux meilleures pratiques liées à la santé de la bouche. Force est de constater que malgré les avancées, il reste beaucoup de travail de sensibilisation à faire.

À peine 31 % des Québécois font un usage quotidien de la soie dentaire et une personne sur quatre ne se brosse pas les dents deux fois par jour, tel que recommandé par les professionnels. Quant au service de nettoyage offert par les hygiénistes dentaires, près d'un Québécois sur cinq (18 %) ne s'en est pas prévalu dans les trois dernières années. Cette proportion grimpe à 23 % chez les ménages à faible revenu. Pourtant, une consultation régulière chez l'hygiéniste dentaire peut éviter des complications aussi coûteuses que douloureuses.

Accès compliqué pour les aînés

L'accès à des soins buccodentaires adéquats demeure difficile pour certaines clientèles. Le sondage réalisé par Léger nous apprend qu'une personne âgée sur cinq n'a pas consulté ou reçu la visite d'un hygiéniste dentaire depuis plus de trois ans. Cette donnée est particulièrement préoccupante quand on sait qu'un aîné sur trois souffre de carie dentaire et que cette proportion grimpe à 76 % en CHSLD.

Enfants à risque

De récents reportages ont aussi fait état des ravages causés par la carie chez les enfants. Pas moins de 42 % des tout-petits qui débutent la maternelle présentent au moins une carie. Il s'agit d'un triste record canadien. Or, toujours selon le sondage, 17 % des répondants qui ont des enfants n'ont pas vu leur hygiéniste dentaire depuis plus de trois ans. C'est d'autant plus préoccupant qu'il ne se fait aucune prévention en santé dentaire chez les 0-5 ans.

Des changements sont possibles

Aider les Québécois à améliorer la santé de leur bouche ne nécessite pas d'implanter de lourds programmes coûteux, au contraire. Ce sont plutôt les initiatives ciblées qui seraient les plus profitables. Les hygiénistes dentaires ne demandent qu'à s'impliquer dans les cours prénataux, les cliniques de vaccination, les services de garde ou encore les CHSLD. Voilà autant de manières de rejoindre la population qui ne fréquente pas assidûment les cabinets de dentistes.

Par ailleurs, le récent budget Leitao n'accorde aucune place à des mesures en santé buccodentaire. Nous nous expliquons mal que le gouvernement préfère injecter annuellement des millions de dollars en interventions chirurgicales dentaires plutôt que de miser sur la prévention et ainsi réaliser des économies substantielles.

Alors que s'amorce le Mois de la santé buccodentaire, il est à souhaiter que ces considérations soient entendues et que des actions concrètes en découlent. Il en va de la santé globale et du bien-être de toute la population.

Diane Duval, présidente

Ordre des hygiénistes dentaires du Québec




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