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Le Quotidien

OPINION / Une étude de l'Université de Waterloo a récemment été publiée révélant qu'une taxe d'accise de 20 % sur les boissons gazeuses aurait un effet dissuasif ; elle sauverait 13 000 vies au cours des 25 prochaines années et permettrait d'épargner 11,5 milliards $ en soins de santé sur la même période. Pour les organisations du domaine de la santé qui ont financé l'étude, la solution est claire, imposons cette taxation au plus vite !

Mais pourquoi encore une taxe ?

C'est là que ça devient intrigant. Pourquoi la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, la Société canadienne du cancer, Diabète Canada, la Childhood Obesity Foundation et l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada veulent-ils à ce point venir chercher plus d'argent dans nos poches ?

Je suis donc allé jeter un coup d'oeil à leurs états financiers par curiosité et j'ai découvert des choses plus qu'intéressantes.

Commençons par la Société canadienne du cancer. En 2016, elle a reçu 2 552 890 $ du gouvernement fédéral selon l'Agence du revenu du Canada (ARC) et 12 701 515 $ des provinces. Déjà de bonnes raisons de vouloir que le gouvernement vienne nous chercher plus d'argent. Poursuivons. Toujours en 2016, elle cumulait des revenus de 184 142 409 $ et des dépenses de 204 909 047 $ pour un manque à gagner de plus de 20 millions $. La société a même dû se fusionner à la Fondation canadienne du cancer du sein récemment (fusion complétée depuis à peine deux mois), faute de recevoir suffisamment de dons.

Tournons-nous vers Diabète Canada. Elle a reçu 3 817 422 $ en 2015 en financement du gouvernement (programmes de santé et subventions) alors qu'elle avait reçu 5 710 858 $ en 2014, 5 975 325 $ en 2013 et 9 108 556 $ en 2012. Cela représente une baisse de plus de 5 millions de dollars en 5 ans.

La Fondation des maladies du coeur et de l'AVC maintenant. Elle recevait 10 512 000 $ en subventions et commandites du gouvernement en 2012 pour passer à 7 932 000 $ en 2015. Il y a un an, un classement des organismes caritatifs du Canada selon leurs actifs en 2014 a été effectué par CanadianCharityLaw.ca ; la fondation se situait au 428e rang derrière, entre autres, le Cégep régional de Lanaudière, le repos Saint-François d'Assise et la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.

Concernant la Childhood Obesity Foundation, je n'ai été en mesure de mettre la main sur aucun chiffre.

Terminons par la cerise sur le gâteau, l'Alliance pour la prévention des maladies chroniques. Celle-ci regroupe plusieurs membres dont nul autre que... la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, la Société canadienne du cancer et Diabète Canada ! Et ce n'est pas une blague ! Sans oublier qu'elle compte parmi ses fondateurs l'Agence de la santé publique du Canada.

Et mon point dans tout ça ? À qui serait redonné l'argent amassé par l'imposition de cette nouvelle taxe ? Je ne fais que poser la question. Je ne veux rien avancer, mais... Se pourrait-il que les dés aient été pipés d'avance ?

Alexis Samson, Jonquière 

Leclerc, Vigneault, Charlebois et Piché !

OPINION / À l'été 1974, Gilles Vigneault avait convaincu Félix Leclerc d'aller chanter sur les plaines d'Abraham de Québec avec lui et Robert Charlebois dans le spectacle désormais célèbre et qui a fait date soit : J'ai vu le loup, le renard, le lion. Félix, le lion, Charlebois le lièvre et Vigneault le loup. Un événement majeur qui a marqué l'histoire de la chanson québécoise ni plus ni moins. Félix, grandeur nature, devant 120 000 spectateurs, c'était un moment de pur bonheur et un très grand privilège qui nous était offert à l'occasion de la Superfrancofête !

En 1990, lors d'un grand spectacle de la Fête nationale sur l'île Sainte-Hélène, Paul Piché avait convaincu Gilles Vigneault de remonter sur scène après un long temps d'absence. Voilà aussi un autre grand moment de notre chanson.

L'interprète Vigneault retrouva, semble-t-il, ce soir-là, toute sa flamboyance et toute sa verve. Le poète chantant de notre langue était de retour pour de bon.

Le 17 mars dernier, Piché, le dernier des bardes chantant du Québec, remontait sur une grande scène à Montréal question de souligner ses 40 ans de carrière. On peut parler d'un autre moment marquant qui a permis de constater de visu que plusieurs de ses chansons font partie de notre mémoire collective. Tout comme celles de Leclerc, Vigneault et Charlebois.

Yvan Giguère, Saguenay




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