L'Envers du baril

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OPINION / Avec sa toute nouvelle campagne l'Envers du baril, Québec solidaire se prononce de façon claire contre l'exploitation des gaz et pétroles de schiste qui pourraient se trouver dans les formations géologiques de la vallée du Saint-Laurent et les plaines du Lac-Saint-Jean et contre tout projet de transport et d'exportation d'hydrocarbures sur et à partir du territoire québécois.

Dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, deux situations inquiètent particulièrement les associations de Québec solidaire. Actuellement, il subsiste deux permis de recherche de pétrole et de gaz naturel (2006PG843 et 2006PG841) au Lac-Saint-Jean, détenus par Olitra, filiale des mines Jags. Il y a aussi le très médiatisé projet d'exportation de gaz de schiste, Énergie Saguenay, à Grande-Anse.

Les nouvelles dispositions législatives contenues dans la Loi concernant la mise en oeuvre de la Politique énergétique 2030 (PL106) qui encadre l'exploitation des hydrocarbures donnent le droit d'expropriation aux compagnies gazières et pétrolières. Il y a de quoi frémir si l'on considère que les modifications à venir découlant de celles-ci, du projet de loi 102 « modernisant » la Loi sur la qualité de l'environnement, dispenseront les entreprises qui font de l'exploration et de la recherche, du processus approbatif habituel ; la phase exploratoire étant la plus à risque. Actuellement, Olitra en est à ce stade. À la suite de l'adoption de la nouvelle loi, elle pourrait obtenir un permis de forage exploratoire au beau milieu du lac, sans se plier aux exigences d'une audience du BAPE ni présenter des études d'impacts environnementaux.

Benoît-Robin Lessard du collectif Saguenay en phase « Terminal », est d'avis que « le Québec et ses citoyens et citoyennes viennent d'être livrés pieds et poings liés aux gazières et pétrolières. L'exploitation des réserves de gaz et de pétroles de schiste chez nos voisins du Sud est une catastrophe environnementale indescriptible. L'Amérique a certes retrouvé son autonomie énergétique au point qu'elle peut maintenant exporter ses ressources. Alors qu'il y a à peine 12 ans, on voulait construire des terminaux méthaniers d'importation de gaz et qu'on prévoyait que nos besoins en gaz s'échelonneraient sur plus de 40 ans, aujourd'hui on voudrait faire exactement l'inverse. Encore là, on nous fait miroiter une demande stable pour le gaz sur une perspective de 40 ans. Pourtant, tous les indicateurs pointent vers une révolution énergétique qui n'inclura pas les combustibles fossiles .

Force est de constater que les diminutions constantes des prix dans les industries de l'énergie solaire et celle des piles nous permettent d'entrevoir un bouleversement énergétique à court terme. L'Arabie saoudite alimente désormais les moteurs de ses champs pétrolifères avec de l'électricité provenant de panneaux solaires. Tesla a mis en service des accumulateurs électriques à un coût moindre pour remplacer des centrales au gaz de pointe. Bientôt, il sera moins cher de couvrir votre toit de tuiles photovoltaïques, piles et convertisseurs inclus, que d'utiliser du bardeau d'asphalte. La baisse des prix des piles de grande autonomie des véhicules électriques mettra les autos à essence à la casse. Sans compter que la création d'emplois dans ces domaines est en expansion phénoménale.

Pour conclure, les associations Québec solidaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont d'avis que les projets de transport, d'exploration ou d'exploitation de gaz et de pétrole sont incompatibles avec une réelle transition énergétique au Québec. Cette transition qui doit culminer par une réduction de 37,5 % du niveau de 1990 de nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.

Pierre Dostie

Marie-Francine Bienvenue

Québec solidaire Saguenay-Lac-Saint-Jean

Réinvestir dans le collégial

Le réseau des cégeps peine encore à se relever des compressions budgétaires imposées ces dernières années. Il devient urgent d'y injecter de l'argent frais et de laisser la latitude nécessaire à chacune des composantes du réseau d'en disposer selon ses besoins particuliers. Il en va de la survie de certains cégeps, notamment en région.

Une récente étude produite par l'Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) révèle que la formule de financement actuelle a grandement nui aux plus petits cégeps. On peut y lire notamment que le volet fixe du financement représente 44 % des opérations régulières pour les petits cégeps, contre 25 % pour les moyens et 17 % pour les grands. Les compressions dans ce volet ont désavantagé les petits cégeps.

Un autre élément doit être revu rapidement, celui des trop nombreuses redditions de comptes. Elles étouffent littéralement l'administration des cégeps et entravent le déroulement normal des opérations courantes. Ainsi, au lieu d'apprécier la performance d'une organisation, ce qui constitue son principal objectif, la reddition de comptes est devenue un boulet qui entraîne vers la contre-performance de celle-ci.

Près de la moitié de nos cégeps sont en difficulté financière et si un réinvestissement majeur n'est pas fait cette année, il en va de la survie de la mission même de ces derniers.

Charles Simard, CRIA

Président-directeur général

Association des cadres des collèges du Québec




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