L'alcool au volant

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Archives La Tribune, Jessica Garneau

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Le Quotidien

OPINIONS / Malgré les multiples campagnes de sensibilisation, selon la SAAQ, plus d'un Québécois sur deux admet encore aujourd'hui qu'il lui arrive de prendre le volant après avoir consommé de l'alcool.

Dans 18 % des cas, les conducteurs ont affirmé avoir bu deux verres ou plus dans l'heure précédant leur départ en auto et 6 % avoir enfilé au moins cinq consommations avant de prendre le volant. C'est la Saskatchewan qui détient le record avec 575 cas de conduites avec les facultés affaiblie par 100 000 habitants, en incluant l'alcool et la drogue. Selon Statistique Canada, l'Ontario et le Québec sont les deux seules provinces qui font mieux que la moyenne nationale dans l'ensemble des affaires de conduites avec les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue.

Au niveau national, le Québec se porte très bien pour ce qui est de la conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue. Mais au Québec, c'est la belle région du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui remporte la palme. Même s'ils sont nombreux à mélanger alcool et conduite, les Québécois sont presque unanimes : selon 98 % d'entre eux, il n'y a pas d'excuse pour conduire avec les facultés affaiblies. Alors, comment expliquer l'écart entre leurs valeurs et leurs comportements sur la route ?

Selon le sondage, c'est que la notion de facultés affaiblies fait l'objet d'interprétations variées. Selon la loi, il est interdit de conduire si le taux d'alcoolémie dépasse 80 mg par 100 ml de sang (0.08). Un tiers des automobilistes estime que ce n'est qu'à partir du seuil de O.08 que la capacité de conduite de manière sécuritaire est diminuée, ce qui est complètement faux. Pour réussir à réduire le fléau de la conduite avec les facultés affaiblies dans notre belle région, réduire le nombre de morts ou de blessés graves, il faut que la loi soit appliquée avec plus de rigueur ; il faut enlever de sur nos routes les personnes qui se foutent carrément des lois et qui n'ont aucun respect pour la vie des autres. Comment y arriver ? Premièrement, il faut appliquer la loi et arrêter les sentences bonbon données par les juges. Dès la première infraction, obliger l'installation d'un antidémarreur pour une période de six mois et en cas de récidive, un antidémarreur pour une période de trois ans. En agissant de cette façon, le coupable ne pourrait plus conduire avec les facultés affaiblies, il lui serait impossible de démarrer sa voiture après n'avoir consommé qu'une seule goutte d'alcool et en plus, il ne pourrait pas récidiver. Rappelez-vous le cas d'Yves Martin. Si on avait appliqué cette façon de faire, il n'aurait probablement pas détruit une famille complète et ruiné sa propre vie.

Il nous incombe à tous et à toutes d'être vigilants sur la route et de ne pas hésiter à contacter la police si vous voyez une personne au volant avec les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue. C'est peut-être votre vie que vous sauverez ou celle d'une personne qui vous est chère !

Camille Lalancette

Chicoutimi




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