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Jean Tremblay, maire de Saguenay... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Jean Tremblay, maire de Saguenay

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

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Le Quotidien

OPINIONS / Je n'ai jamais réagi aux propos du maire Jean Tremblay lorsqu'il parle de la situation de la municipalité de Shipshaw avant la fusion de 2002. Mais ce que je lis sur Le Quotidien de ce matin (24 février 2017) est trop gros pour que je laisse passer. La municipalité de Shipshaw est l'une des sept municipalités et villes qui ont fusionné en 2002 pour devenir l'actuelle ville de Saguenay.

Je lis donc dans mon journal du matin la déclaration suivante du bon maire Jean : « On a pris en charge des petites municipalités qui ne voulaient rien savoir de la fusion, comme Shipshaw qui était mal en point, à Shipshaw le camion de pompier n'avait même pas de moteur. On a soulevé le capot et on ne l'a jamais trouvé. Je ne sais pas s'il était en réparation, mais on ne l'a jamais trouvé. Il a fallu améliorer le réseau d'aqueduc ; ils étaient à la veille de ne plus prendre de douche, c'est la grande ville qui a payé. »

Rétablissons les faits. Premièrement, il est tout à fait faux de dire que Shipshaw ne voulait rien savoir de la fusion. Le conseil municipal était en faveur de la fusion de façon unanime. Comme maire de la municipalité, j'ai participé à l'époque, aux travaux du comité de transition présidé par Monsieur Bernard Angers et je n'ai manqué aucune séance de travail. Deux maires étaient absents au comité parce que leur municipalité était contre la fusion, soient les maires de La Baie et de Laterrière. Ceci est un fait facile à vérifier.

Pour ce qui est du service incendie, nous avions une équipe de pompiers volontaires qui disposait de l'équipement, dont un camion avec un moteur (je vous assure qu'il n'était pas tiré par des chevaux). Notre équipe des travaux publics possédait également d'une flotte de véhicules pour l'entretien des routes et des réseaux d'aqueduc et d'égouts.

Lorsque j'ai quitté, le 18 février 2002, nous avions un projet de plus de 2 millions de dollars avec une subvention confirmée de 50 % par le Ministère des Affaires municipales de l'époque pour des travaux d'amélioration du réseau d'aqueduc sur les routes Coulombe et Bouleaux. La Ville fusionnée n'a pas donné suite au projet pour des raisons que j'ignore. Le problème a été réglé par l'actuelle conseillère, 15 ans plus tard.

Je pourrais continuer, mais je termine en disant que moi aussi je suis fier du travail que j'ai accompli comme conseiller municipal et maire de la municipalité de Shipshaw de 1980 à 2002, soit pendant 22 ans. J'avoue que c'est très blessant de voir le maire actuel dévaloriser constamment le travail que nous avons accompli à l'époque. Je lui souhaite que ses successeurs n'agissent pas de la même façon.

M. Tremblay est fier de son dossier sur la prière avant les séances du conseil, il a livré cette bataille parce qu'il y croyait sincèrement et c'est à son honneur. Je me permets toutefois de dire, en étant pratiquant de la même religion que parfois j'ai de la difficulté à m'y retrouver en lien avec les enseignements de cette religion et les agissements de M. le Maire.

Réjean Bergeron

Shipshaw

Le premier ministre Philippe Couillard... (Archives Le Soleil) - image 2.0

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Le premier ministre Philippe Couillard

Archives Le Soleil

Agir sous la dictée d'un tiers

OPINIONS / Pourquoi le premier ministre Philippe Couillard se mouille-t-il personnellement en affirmant qu'il n'y aura pas d'audience du BAPE concernant « Le projet Vaudreuil au-delà de 2022 » ?

Parce que M. Couillard craint les conclusions et les recommandations d'un BAPE dans ce dossier. Il a raison d'avoir peur que le résultat de telles audiences aille à l'encontre des intérêts de Rio Tinto.

En effet, le rapport des audiences publiques sur l'environnement concernant le projet de construction de l'Usine AP60 du Complexe Jonquière, tenues en 2011, mentionne, entre autres, que Rio Tinto « devrait inclure dans ses mesures d'atténuation de la pollution visuelle, atmosphérique et sonore, la mise en place d'une ceinture verte sur le pourtour du complexe Jonquière. »

M. André Delisle, président de la consultation publique initiée par Rio Tinto recommandait en 2016, en appliquant la procédure et les critères d'un BAPE, que « pour assurer la paix sociale, rétablir la confiance et résoudre le conflit régional par rapport au projet (phase 2) portant surtout sur le choix du site, l'étude de localisation devrait être reprise avec la participation des parties concernées.

En ce qui concerne Saguenay, tout en reconnaissant dans sa réglementation que les activités de Rio Tinto constituent des nuisances, elle a déroulé le tapis rouge sans se garder aucun pouvoir de négociation et sans aucune garantie d'emplois maintenus. M. le maire, pour sécuriser les citoyens touchés, a dit qu'il s'en remettait aux experts du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Il y a lieu de s'interroger à savoir si ce ministère et son ministre ont les coudées franches dans ce dossier si l'on se fie à l'implication et au dictat personnel du premier ministre.

Si M. Couillard veut s'impliquer dans ce projet, pourquoi ne pas aider Rio Tinto à trouver une alternative viable et durable au choix de ce site, car il en existe vraiment ? La municipalité et l'UQAC pourraient être aussi mises à contribution.

On aurait aimé que le premier ministre prêche davantage pour l'environnement durable et la santé publique et ait, pour près 10 000 citoyens touchés, la même sensibilité qu'il a démontrée pour les habitants et l'environnement de l'île d'Anticosti. De plus, aurait-il pour une municipalité de son comté accepté qu'un dépotoir industriel soit aménagé dans son centre-ville ?

Hélène Savard, membre du CVD

Chicoutimi




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