Une bonne idée, mais...

M. Roger Blackburn, (Photo 123RF)

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Le Quotidien

M. Roger Blackburn,

La photo qui a fait la une du Quotidien mardi dernier et qui accompagne votre chronique « Un centre de crise à Saguenay » provoque un malaise embarrassant. Elle illustre notre impuissance à aider les personnes en détresse. Trois policiers, dont un pointant son arme, pour neutraliser un homme qui se dit lui-même étonné de l'ampleur du dispositif déployé à son égard : « C'est sûr que vous me niaisez », a-t-il dit avant de coopérer, relate le journaliste.

Un « centre de crise » faciliterait la mise en commun des informations et assurerait une coordination des interventions quand surviennent des incidents « spectaculaires ». C'est sûrement une avenue à explorer.

L'augmentation des cas de détresse nous interroge avec plus d'acuité parce qu'ils font l'objet d'une importante couverture médiatique. De tout temps, les débordements nourrissent nos instincts de voyeurs. Nous sommes tous concernés, à divers degrés, par une problématique beaucoup plus large qui touche notre société comme toutes les sociétés occidentales : quel sort réservons-nous à nos minorités ? Les malades mentaux, les pauvres, les Noirs, les handicapés, les Autochtones, en un mot, les « différents »...

La plupart du temps, en cas de crise, nous prenons le chemin le plus rapide et le plus commode : on appelle la police. Des écoles, à La Baie et à St-Fulgence, sont paralysées pendant des heures, l'hôpital de Chicoutimi est sous alerte - on a vu un couteau - et voilà que se déploient des dizaines de policiers armés dans des scènes balayées par les gyrophares d'un nombre imposant d'autos-patrouilles pour des résultats presque nuls.

Mais pas si nuls que ça. En effet, cette police-spectacle laisse des traces dans l'inconscient collectif, les traces silencieuses d'un besoin de sécurité et qu'on alimente, sournoisement confortés par des médias qui en font leurs choux gras.

D'autant plus que la braise de la peur couve ici comme chez nos voisins du sud et que la psychose de la sécurité finit par engloutir les consciences et ratatiner le jugement.

À défaut d'aider les victimes, on plaque leur portrait à la Une du journal. Les malheureux se retrouvent « héros d'un jour », presque flattés par tant d'attention avant d'être laissés à leurs bibittes sur le banc froid d'une cellule de prison.  

La police et les médias doivent s'interroger sur les effets pervers d'une dramatisation excessive de problèmes sociaux réels qui sont des sources d'inquiétude et de grande tristesse pour bien des familles. Un peu de retenue serait de mise. Est-il absolument nécessaire de débarquer attriqués comme les personnages de Star Wars, armés de mitraillettes, répétant des scénarios catastrophes appris à l'école de Nicolet pour arrêter un individu désorganisé ?

La maladie mentale relève de causes multiples et profondes. La police joue un rôle de premier plan quant aux perceptions populaires du problème. Il ne faudrait pas que les comportements responsables cèdent le pas à des mises en scène visant à prouver que la sécurité est entre bonnes mains au Saguenay.

La mise en place d'un « centre de crise » est sans doute une bonne idée, mais elle devrait commencer par l'auto-examen des principaux intervenants en la matière.

Rosaire Gagnon

St-Ambroise

Les feux pour piétons

Notre Ville a investi plusieurs centaines de milliers de dollars pour installer des feux permettant aux piétons de traverser les rues en toute sécurité et on parle d'en ajouter plusieurs autres, ce qui est un signal positif.

Cependant, si on veut permettre aux piétons de pouvoir accéder aux boutons leur permettant d'actionner les feux, il faudrait prévoir le dégagement de ces poteaux qui, très souvent, ne sont accessibles que si on grimpe une paroi glacée avec tous les risques de chute que cela peut engendrer.

Je pense qu'il serait logique et même prioritaire en dégageant les trottoirs de penser à dégager ces poteaux pour bien profiter de cet investissement.

Pierre Lincourt

Chicoutimi




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