Le triomphe de la vulgarité

L'église Notre-Dame-de-Fatima... (Archives Le Quotidien, Jeannot Léˆvesque)

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L'église Notre-Dame-de-Fatima

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Le Quotidien

OPINIONS / L'église Notre-Dame-de-Fatima de Jonquière n'est plus. Notre « tour Eiffel » est héroïquement tombée sous le pic des démolisseurs. Le sacré, le patrimoine et l'audace sont rasés : le promoteur est vainqueur.

Les ruines de ce temple sont devenues l'édifice du mauvais goût : que du brun et du plastique. Pendant ce temps, les pharisiens du conseil municipal se terrent derrière des paquebots tout inclus. C'est la fin du sacré et le triomphe de la vulgarité.

Lentement, le navire Saguenay prend l'eau. Désormais derrière Lévis ( ? ! ?) en termes de population, la ville sacrifie son patrimoine bâti pour l'éphémère et le médiocre. Le déni, l'hypocrisie, voire le mensonge sont le lexique officiel de la Ville. Seuls les intimes du pouvoir ont accès à la vérité. Ils règnent sans partage. Le douchebag en cravate remplace désormais le notable d'autrefois.

C'est assez ! Vivement qu'une nouvelle génération créative et dynamique se lève et remplace, en 2017, ces momies qui nous gouvernent.

Jean-Claude Bouchard

Professeur de science politique

Collège de Jonquière

Bulletin de vote... (Archives La Presse) - image 2.0

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Bulletin de vote

Archives La Presse

Quelle déception!

OPINIONS / Alors que le gouvernement Trudeau avait fait des pas en avant, comme former un gouvernement paritaire, le voilà qu'il fait du surplace. Le Canada va fêter ses 150 ans de fondation, d'histoire et de modernité, mais son mode de scrutin, lui, demeurera moyenâgeux. 

Mis à part l'octroi du droit de vote aux femmes, rien n'a changé en 150 ans ! Apparemment, les consultations, souvent vides de sens à mon avis, n'ont pas réussi à dégager un consensus clair. Et alors ? Est-ce une bonne raison pour voter comme à l'époque de John A. MacDonald ? 

Apparemment, les gens ne veulent pas changer de système. Et alors ? Les gens ne voulaient pas porter une ceinture de sécurité. Les experts et les autorités ont exigé que les citoyens entrent dans la modernité. Alors que plusieurs modèles de succès et d'échec existent à travers cette planète, il m'est évident que nous pouvons trouver un autre mode de scrutin qui représentera à la fois les partis (donc les idéologies) et les particularités des régions. M. Trudeau est inquiet qu'un mode différent permette l'arrivée d'extrémistes au Parlement. Mais il encourage les femmes à se couvrir le visage lorsqu'elles prêtent allégeance et il laisse sa ministre dans les estrades quand vient le temps d'aller à la mosquée. Ce gouvernement n'a pas le courage de ses convictions. Peut-être l'aura-t-il quand il fera face à une opposition menaçante. 

En attendant, bienvenue dans le Moyen Âge électoral ! Je demande au gouvernement fédéral de reconsidérer la question, because it's 2017.

Line Bélanger

Saguenay

Hôpital de Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 3.0

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Hôpital de Chicoutimi

Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

S'opposer à l'exode des spécialités

OPINIONS / Le ministère de la Santé proposait récemment de transférer vers Québec les opérations pour le cancer de l'oesophage sous prétexte que les spécialistes sont insuffisamment occupés à l'hôpital de Chicoutimi.

Je crois que la région devrait fermement s'opposer à tout transfert de quelque spécialité que ce soit, qu'on invoque le coût de ce service ou toute autre raison suggérée. Personne ne retirera de gains de l'appauvrissement des régions, j'en suis convaincue.

J'ignore si ces médecins pourraient opérer d'autres formes de cancer tout en conservant leur spécialité. Les arguments du ministère concernant les coûts du maintien de ce service à l'hôpital de Chicoutimi nous obligent à continuer la réflexion pour nous pencher sur cet éternel problème que constitue la centralisation vers Québec ou Montréal, des services et des ressources des régions, sans égard pour ceux qui en subissent les désagréments.

Marthe Asselin-Vaillancourt

Jonquière

Production de grains... (Archives La Presse) - image 4.0

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Production de grains

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Pour une véritable réforme

OPINIONS / Les Producteurs de grains du Québec, qui représentent quelque 11 000 productrices et producteurs présents dans toutes les régions du Québec, saluent la décision du gouvernement du Québec d'annuler la révision administrative du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA). Ils espèrent du même souffle que le gouvernement profitera de l'occasion pour lancer de véritables travaux pour une réforme de la fiscalité agricole.

Après avoir nommé un expert pour faire le point sur la question, c'était la seule bonne chose à faire. Il aurait été intenable de maintenir en vigueur une révision dont on ne connaît pas les effets réels. Si on se fie à ses déclarations publiques, le ministre Lessard commence donc son nouveau mandat sur une note constructive. Il doit maintenant aller plus loin et mettre fin, une fois pour toutes, au déséquilibre actuel de la fiscalité agricole. 

Les producteurs font déjà amplement leur part pour financer les services municipaux. En effet, au net, les entreprises agricoles du Québec versent plus de 42 millions $ par année en taxes municipales et scolaires.

Christian Overbeek

Président des Producteurs de grains du Québec

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