Le 4 février, Journée mondiale contre le cancer

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Plusieurs initiatives permettent d'aider la lutte contre le cancer.

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OPINIONS / Tout comme vous, le cancer me préoccupe. J'ai côtoyé des dizaines de personnes atteintes de la maladie; des proches, des gens que j'aime, des amis et des collègues ont vu leur vie bouleversée par le cancer. Comme vous sans doute, je me suis senti impuissant, mais je sais qu'il y a des gestes concrets et positifs que tout le monde peut poser et cette Journée mondiale contre le cancer est l'occasion de les rappeler.

Le cancer dépasse le diagnostic médical, il entraîne très souvent des difficultés personnelles, familiales et financières. J'ai vu des gens perdre leur emploi et devoir couper sur l'épicerie pour éviter une faillite personnelle. J'ai aussi vu des familles vivre de la grande détresse, même après la guérison. Le cancer prend de nouvelles formes et pose de nouveaux défis - c'est de plus en plus une maladie chronique qui bouscule et amène à réorganiser sa vie. Les personnes atteintes de cancer me l'ont souvent dit : c'est un moment de vie durant lequel ils ont besoin d'une oreille attentive, de réponses claires et de soins qui font du bien.

La lutte contre le cancer, c'est une bataille collective, qui doit soutenir les individus. La lutte est une cause sociale, la maladie est une... maladie. À mon sens, ce sont les gouvernements, les leaders économiques, les organismes et tous les groupes de santé qui feront reculer le cancer.

Les choses ont déjà commencé à changer. Le taux de survie au cancer est en hausse : il est passé de 25 % dans les années 1940 à plus de 60 % aujourd'hui. Il atteint même les 95 % pour certains cancers. La qualité des traitements s'est aussi améliorée grâce aux découvertes des chercheurs. Malgré tout, 50 000 Québécois apprennent chaque année qu'ils ont un cancer et la maladie demeure la première cause de mortalité. Il faut donc continuer à la prévenir et agir pour la traiter.

Peu importe votre âge ou votre profession, si vous vous sentez interpellés par la cause du cancer, je vous invite à vous impliquer dans cette lutte sociale et politique et à poser des gestes - petits et grands - qui aideront les personnes atteintes d'un cancer. Être présent et attentif pour nos proches, être solidaire et reconnaissant envers les équipes soignantes, soutenir les organismes qui allègent le fardeau du cancer, rappeler à nos élus l'importance d'encadrer l'industrie du tabac et de mieux financer la recherche, revoir nos habitudes de vie pour bouger plus et manger mieux : voilà autant de solutions à notre portée qui nous permettent de prévenir la maladie, d'investir en recherche et d'offrir l'aide nécessaire.

En cette Journée mondiale contre le cancer, continuons à faire une différence en posant des gestes de solidarité qui font du bien.

Olivier Bruchesi Boucher

Bénévole, Société canadienne du cancer

Donald Trump... (Archives New York Times) - image 2.0

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Donald Trump

Archives New York Times

Trump, fusillade et douleurs d'un enfantement

OPINIONS / Après l'ère Obama et l'audace d'espérer, commence l'ère Trump. Vivre cette alternance comme faisant partie des douleurs d'un enfantement rend possible de continuer à espérer. Surtout si cette ère d'imprévisibilité et de décisions à courte vue génère chez les personnes de bonne volonté de la planète une conscience plus aiguë de ce qu'elles estiment juste et bon et les amène à s'affirmer. Même si les assoiffés de pouvoir sont terriblement efficaces, promouvoir démocratiquement l'égalité des sexes et la dignité de chaque personne, réduire le gouffre qui sépare le 1 % des plus riches des autres 99 % réunis, lutter contre la pollution, accueillir les 60 millions (d'après les Nations Unies) de réfugiés forcés de fuir leur pays en raison des persécutions, des conflits et des guerres, accepter les différences, seront toujours la manière la plus sûre d'assurer l'avenir que nous voulons laisser à nos enfants et petits enfants. De telles tâches sont à la portée de chacun d'entre nous et, faites en solidarité, elles ne peuvent que produire des fruits d'espoir.

De même, vivre comme des douleurs d'enfantement, la tristesse, la douleur, l'impuissance et la rage vécues face à la fusillade à la mosquée de Québec, donne un sens à notre pénible vécu et fait lever l'espoir. Au-delà des morts, des blessés, des souffrances, de l'insécurité que cet acte insensé fait vivre, il faut bien mesurer le puissant pouvoir des messages de solidarité qui dénoncent cette violence, ici et partout dans le monde, l'immense valeur des rejets fermes de la violence, du refus clairement exprimé de ces actes de barbarie, des affirmations déterminées à rester terre d'accueil, aussi bien que des réflexions et des mesures à prendre pour prévenir de tels actes. Cette façon de réagir à la haine, à la violence brutale, au refus de la différence, nous dit que la solidarité sera toujours plus forte que les divisions, l'amour plus fort que la haine et la compassion plus forte que le rejet. Vivons pleinement ces souffrances que des malheureux nous imposent, donnons-nous la main pour panser les plaies, mais ne perdons pas de vue que l'immense majorité des personnes sensées sous toutes les latitudes veulent un monde d'unité et de paix. La venue de ce monde peut nous paraître bien lointaine, mais l'espérer, l'entrevoir avec confiance, donne une orientation aux gestes que nous avons à poser et stimule à user de notre pouvoir pour le faire advenir.

Robert Gaudin

Falardeau

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