Priorité aux piétons

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Le Quotidien

OPINIONS / J'apprenais dernièrement qu'un autre Montréalais avait été happé par un véhicule. Il ne se passe presque plus une semaine sans que nous apprenions qu'un automobiliste a blessé ou tué un homme ou une femme qui se déplace à pied en ville.

Pourtant rien n'est plus légitime et normal que de marcher. Même à Montréal. Mais cette activité pleine de vertu et de bon sens, bonne pour l'esprit et le physique, est devenue, semble-t-il, dangereuse dans un monde où la culture du «char» est devenue reine et se veut irréprochable.

Le trop grand nombre de véhicules à quatre roues dans les grandes villes est l'un des principaux facteurs de la pollution atmosphérique. Les études sont là pour le prouver et ne datent pas d'hier.

Mais force est de constater que l'automobile est devenue également un facteur causant fréquemment la mort par accident et le phénomène s'accentue, dirait-on, de façon notoire. En ville, les victimes en sont principalement les piétons et les piétonnes; des humains bipèdes de tous âges qui empruntent les artères de leur ville le plus normalement du monde.

Parmi ces piétons, plusieurs sont des automobilistes eux-mêmes qui optent de temps en temps pour la marche afin de se rendre à une destination rapprochée ou tout simplement pour faire de l'exercice.

La première chose qu'on apprend lorsqu'on suit un cours de conduite automobile est la suivante: priorité aux piétons. Mais malheureusement pour bien des automobilistes, la priorité c'est leur «char». Et les piétons sont souvent des irritants à leurs yeux.

Dans un avenir rapproché, des lois devront être votées à Québec pour limiter le nombre d'automobiles se déplaçant en ville. Cette pratique est déjà en place dans un bon nombre de villes à travers le monde, surtout en Europe, et apporte une amélioration sur le plan écologique, en plus d'abaisser le taux d'accidents causant la mort aux piétons. D'ailleurs, Montréal devrait légiférer en premier et donner l'exemple.

Une amie qui étudiait à l'UQAM en 1984, et qui m'était très chère, a été projetée hors du cadre de la vie par un automobiliste sur la rue Ontario.

En son honneur et en l'honneur de tous les piétons qui ont perdu la vie à Montréal où ailleurs au Québec, dans les mêmes circonstances, je dis qu'il est temps d'agir.

Yvan Giguère

Saguenay

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