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Le Quotidien

OPINIONS / Une de nos principales nuisances au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Pierre Lavoie l'a encore dit dans Le Quotidien (récemment): c'est l'esprit de clocher, qui peut aller jusqu'à dire une chose et son contraire.

En parlant de solidarité régionale par exemple, que voilà une jolie contradiction. Au nom de l'hypothétique implantation d'une usine de panneaux gaufrés au Lac-Saint-Jean avec 400 emplois directs à la clé, Paul-Maurice Gagnon, président du Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean, défend le principe du régionalisme. Pour ce faire, il s'oppose au transfert de feuillus publics, comme le tremble, du Lac-Saint-Jean vers la scierie de Petit-Saguenay. Ce n'est pas la grosse usine tant attendue, il est vrai, mais, au moins elle, elle existe et fonctionne. La scierie de Petit-Saguenay a besoin de plus d'approvisionnement (2700 mètres cubes, loin de la mer à boire) pour maximiser sa rentabilité et progresser dans un marché très concurrentiel. Alors, pourquoi faudrait-il qu'une des rares scieries de la région qui marchent cède le pas à une entreprise fantôme et se prive d'un peu de bois disponible sur les terres publiques régionales? Parler au nom du régionalisme juste quand cela nous arrange, je trouve cela mesquin et trivial.

Ensuite, trop d'individus se mettent à genoux devant des entreprises qui exercent du chantage pour obtenir non seulement le beurre, mais aussi l'argent du beurre, sans délier, ne serait-ce que d'un centimètre, le cordon de leur bourse. Par exemple, exiger mer et monde en possibilité forestière, alors que l'on sait très bien, du moins c'est connu du Forestier en chef, que les approvisionnements consentis sont largement suffisants. Des entreprises qui réclament à tort et à travers plus de bois qu'elles n'en peuvent transformer, car la demande n'est toujours pas au rendez-vous. Ce qui ne va pas s'améliorer quand le vent protectionniste soufflera, dans les prochains jours, à partir de la Maison-Blanche sur les États-Unis. Les compagnies, comme Norbord, qui désire faire des affaires à Chambord, vont y penser à deux fois avant d'investir quand elles vont voir la taxe à l'exportation canadienne s'emballer. Il est vrai que cela met les Jeannois de l'est dans une position particulièrement déstabilisante, depuis le temps qu'ils attendent leur tour. Cependant, pour le bien du plus grand nombre, le régionalisme doit s'exprimer davantage que seulement au cours d'une catastrophe naturelle. Conséquemment, donnons toutes les chances possibles à une entreprise existante en poussant, Jeannois et Saguenéens, dans la même direction.

Marcel Lapointe

Jonquière

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