La lumière au bout du tunnel

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Le Quotidien

OPINIONS / La mauvaise nouvelle est tombée, mardi matin, dans Le Quotidien: en terme de population, la ville de Lévis, auparavant moins populeuse que Saguenay, vient de nous dépasser.

Nous sommes maintenant au septième rang dans le top-10 des villes québécoises les plus populeuses. Lévis nous remplace au sixième rang. Perdre un rang est anecdotique en tant que tel, car l'écart entre les deux villes est plutôt mince. Mais, les raisons à cela m'inquiètent. M'est avis que si le taux d'emplois continue à se détériorer, il nous faudra bientôt dire bye-bye au top-10.

Une des raisons de cet état de choses est que la construction résidentielle est trop faible à Saguenay, ce qui entraîne du chômage. À moins que ce soit le chômage endémique ici qui décourage ou empêche les jeunes couples de se faire construire ou d'acheter une maison âgée de quelques années.

Le dilemme de la poule et de l'oeuf? Quoi qu'il en soit, Lévis, avec une population presque identique à Saguenay, a réussi à mettre sur pied des projets de construction de l'ordre de 428 M$ en 2016, selon le même article. Tous les Lévisiens vont en profiter: des entrepreneurs et leurs employés, au travailleur au salaire minimum chez Walmart, en passant par l'administration municipale grâce à des coffres mieux garnis par les taxes. Sans doute, pareille manne améliorera la qualité de vie des citoyens.

Ici à Saguenay, c'est tout le contraire. Selon Statistique Canada, on observe une perte d'emplois accélérée depuis quelques années; en cinq ans, près de 3000 emplois à temps plein sont partis en fumée. En 2016, selon la Société canadienne d'hypothèque et de logement, il s'est construit 412 maisons, contre 505 en 2015 à Saguenay. L'analyste de la SCHL, N. Bernatchez, est catégorique: la tendance va rester en 2017.

Rien de rassurant pour celles et ceux qui restent, parce que la valeur marchande de leurs maisons est en baisse, selon la Fédération des Chambres immobilières du Québec. Cela malgré le prix de leur valeur foncière établie par la ville, qui est beaucoup plus élevé pour justifier un compte de taxes plus élevé. Dans pareilles circonstances, l'exode des jeunes couples va se poursuivre et l'intérêt de nouveaux couples pour Saguenay va continuer à s'amenuiser.

On ne pourra, encore longtemps, se maintenir ainsi la tête hors de l'eau. Il faut que la prochaine élection municipale soit l'occasion d'entrevoir au moins la lumière du bout du tunnel.

Louise Brassard

Jonquière

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