Le cas de Mme Vadnais

Le décès de la Montréalaise Christiane Vadnais, qui... (Archives La Presse)

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Le décès de la Montréalaise Christiane Vadnais, qui a été attaquée par un chien dans sa propre cour, a provoqué un débat politique enflammé dans la métropole québécoise qui a abouti devant les tribunaux.

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Le Quotidien

OPINIONS / Moi qui ai toujours aimé les animaux principalement les chiens et les chats, j'ai un pincement au coeur à chaque fois qu'un chien est agressif, sauf en défense, surtout lorsqu'un d'entre eux mord un enfant.

Mais avouons qu'heureusement, il est plutôt rare qu'une personne perde la vie suite à l'agressivité d'un chien. Le cas de Mme Vadnais est infiniment triste et nous sympathisons collectivement à ce drame.

Mais chez les humains aussi il y a des situations qui nous choquent et nous révoltent. Je tiens juste à rappeler que dans la même période du décès tragique de Mme Vadnais, un adolescent a poignardé ses grands-parents dans la région de Sherbrooke. Va-t-on culpabiliser tous les adolescents pour ce crime odieux? Pourquoi s'attaquer à une race en particulier en punissant aussi les bonnes bêtes de la race qui ont la chance d'avoir un maître digne de ce nom?

Lorsqu'on parle d'un chien de type pitbull, c'est large comme définition. Celui qui a tué cette dame est un mélange de boxer et de pitbull. Ces chiens proviennent la plupart du temps d'usines à chiots irresponsables qui n'ont que le profit à court terme en tête et qui ne respectent aucun critère, aucune race et produisent des mélanges de genre qui malheureusement, trop souvent, causent de sérieux problèmes. C'est là qu'il faut commencer à agir en interdisant ces usines à chiots où la qualité de vie des animaux est lamentable et n'autoriser qu'un maximum de deux races à la fois.

Le propriétaire de ce chien nommé Lucifer est coupable de négligence criminelle au même titre que s'il avait été au volant d'une automobile ou qu'il avait eu en main une arme à feu. Et si au Québec on avait eu autre chose que de l'incompétence à la tête du ministère de la Justice, des accusations auraient été portées contre cet individu qui n'aimait pas sa bête, mais qui s'en servait comme d'une arme d'attaque.

Ce n'est pas obligatoire, mais si madame Vadnais avait été accompagnée d'un chien digne de ce nom, elle aurait eu la vie sauve parce que le chien va donner sa vie pour défendre son maître ou sa maîtresse. (...) C'est en défense que ces bêtes sont à la hauteur de la situation.

Fernand Turbide

Saguenay

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