À l'oeuvre M. le ministre Proulx

Sébastien Proulx, ministre de l'Éducation... (Photo Yan Doublet, archives Le Soleil)

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Sébastien Proulx, ministre de l'Éducation

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Le Quotidien

OPINIONS / Je serais tenté d'épauler M. Stéphane Forget (Carrefour des lecteurs, mardi 3 janvier) en ce qui a trait à l'ajout d'un cours obligatoire d'éducation financière au niveau secondaire V. Or, sans s'y opposer est-ce la bonne chose au global?

On sait que le ministère de l'Éducation va faire des changements au contenu des programmes. J'espère qu'il n'y aura pas que l'ajout d'un cours puisque cela serait manquer le bateau pas à peu près.

À mon sens, ajouter un dessert au menu ne règlera pas la faim éducative; les problèmes ne sont pas là. Les véritables enjeux sont la transmission des mémoires ou sciences déclaratives aux élèves, et cela se résume aux méthodes pédagogiques; donner des informations éparses à la tonne ne garantit pas la rétention de ces informations.

Tu n'auras pas moins soif si tu bois un 45 gallons d'eau d'une seule gorgée! Vaudrait mieux en boire beaucoup moins, et l'étancher...

Les enseignants doivent être des experts en psychologie cognitive: les sens, la perception visuelle, la mémoire, la chronopsychologie, l'attention, le langage et l'image, l'intelligence et la motivation, les émotions. De plus, les enseignants doivent bien préparer leurs cours; le temps passe plus vite par la compétence et, par conséquent, la satisfaction au travail. Je désire aussi mentionner que les enseignants doivent se faire épauler sans réserve par l'administration et le personnel de soutien (est-ce toujours le cas?). L'enseignement est une tâche collective; sans cela, elle est vouée à l'échec.

Le ministre doit comprendre que l'enseignement est une tâche complexe et, tant qu'à faire une réforme scolaire, il faudrait la faire en profondeur et non uniquement par l'ajout d'un cours. Dans n'importe quel projet de réussite, les ressources humaines compétentes ont toujours meilleur goût.

En passant et sans prétention, j'ai 28 années d'enseignement sur le terrain au niveau supérieur, donc je sais de quoi je parle. À l'oeuvre M. le ministre.

André Tremblay

Saguenay

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