Le plus fort, est-ce le mal ?

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Les croyant «se manifestent autant à Noël qu'à Pâques pour nous enjoindre de faire passer la foi catholique avant les partys, la grosse bouffe, les bébelles, les oeufs et le lapin en chocolat», déplore ce lecteur.

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Carrefour du lecteur
Le Quotidien

Incapables d'attirer, comme avant, les foules dans les lieux sacrés pour faire entendre leurs homélies, de fervents croyants, comme ce lecteur d'opinion, mercredi, dans le Carrefour du Quotidien, utilisent cette tribune pour passer leurs messages. C'est de bonne guerre prosélytiste. Ils se manifestent autant à Noël qu'à Pâques pour nous enjoindre de faire passer la foi catholique avant les partys, la grosse bouffe, les bébelles, les oeufs et le lapin en chocolat.

J'ai remarqué qu'à ces périodes bien précises, Noël et Pâques, notre quotidien régional leur ouvre grand ses pages pour des sermons sur l'amour de Dieu, du prochain : seul rempart, selon ces derniers, en mesure d'arrêter le mal. De ce mal, qui soi-disant nous habite et nous assaille de partout. Notre lecteur d'opinion va même jusqu'à avancer que les athées, la plupart du temps, ont meilleure cote que les croyants. Donc que l'on nous fasse aussi de la place. En tous cas, dans le journal Le Quotidien, ils n'ont pas à se plaindre ; surtout à Noël et à Pâques.

Au sujet du texte du lecteur, pour faire le bien, pourquoi faut-il nécessairement être exposé au mal qui sied sur la planète ? C'est ma question aux lecteurs. Quand même pas nécessaire d'être touché par le feu pour s'en protéger ? Je subodore qu'une troisième fois en moins d'un siècle, le mal trouvera sa plénitude. Au motif que le 1 % de bien nantis ne sait plus comment poursuivre son enrichissement aux dépens de la misère des autres. À preuve, les investisseurs recourent au ''bas de laine'' comme jamais. Pour eux, une stagnation de l'enrichissement correspond à de l'appauvrissement. En y pensant bien, c'est ce mal qu'il faudrait commencer à extirper. Non ? Sauf que...

Jeudi, pour les catholiques, c'était la fête des Saints-Innocents. Ces nouveau-nés que le roi d'Israël, Hérode, il y a 2000 ans, a fait mettre à mort pour atteindre et éliminer l'enfant Jésus : un présumé nouveau roi qui lui faisait de l'ombre. En Syrie, il y a peu, des centaines de milliers d'enfants, même la télé nous en a montré, ont été lâchement assassinés par deux dictateurs sanguinaires maléfiques qui vont s'en sortir sans une égratignure, pourquoi ? Rien n'a changé ; le mal finit toujours par triompher, davantage en cette fin d'année fertile et maux de toutes sortes.

Je nous espère, malgré tout, une bonne année 2017.

Marcel Lapointe, Jonquière




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