Le contribuable de Saguenay 

L'hôtel de ville de Saguenay... (Archives Mariane L. St-Gelais)

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L'hôtel de ville de Saguenay

Archives Mariane L. St-Gelais

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Le Quotidien

OPINION / Malgré une croissance économique et démographique plus lente à Saguenay que dans les autres villes de sa catégorie, la situation du contribuable de Saguenay est-elle enviable comme nous le propose le maire de Saguenay, en comparant la charge fiscale moyenne?

Examinons les faits.

Au cours des sept dernières années, en utilisant le calcul de la charge fiscale moyenne de 2016 qui indique une économie de 539$ (selon le tableau de Ville de Saguenay), le contribuable de Saguenay a économisé 3773$ sur le paiement des taxes comparativement au contribuable des autres villes.

Par contre, sur la même base de comparaison (entre 2009 et 2016), la valeur marchande de la maison unifamiliale du contribuable de Saguenay a augmenté de 29 528$ alors que celle du contribuable des autres villes a augmenté en moyenne de 64 686$ soit une perte de gain de capital de 35 158$ pour le contribuable de Saguenay comparativement au contribuable des autres villes (voir note 1).

Le citoyen de Saguenay, en se comparant à celui des autres villes, peut-il se réjouir et être fier de sacrifier, sur une période de sept ans, un gain de capital non taxable de 35 158$ pour une économie sur le paiement des taxes de 3773$?

Avant d'accepter l'héritage de Jean Tremblay et de son Parti des Citoyens, il serait sage de faire des calculs plus approfondis.

Les bons comptes font les bons amis.

Gilles Bergeron, économiste

Note 1. Le calcul de l'augmentation de la valeur marchande moyenne des résidences unifamiliales a été fait en utilisant les données de la Fédération des Chambres immobilières du Québec (fciq.ca) au 3e trimestre 2009, 12 mois, avec les données au 3e trimestre, 2016, 12 mois, pour les villes de Gatineau, Montréal , Laval, Terrebonne, Longueuil (Rive-Sud),Québec, Levis (Rive-sud), Saguenay, Sherbrooke, Trois-Rivières.

Dix ans de travail sans résultat

Le Café-Jeunesse de Chicoutimi est sans mot devant le refus reçu du comité exécutif de Ville de Saguenay, le 24 novembre dernier, au sujet du financement de son projet d'habitation communautaire. Ayant participé à différentes rencontres et reçu plusieurs appuis dans les dernières semaines par des acteurs importants de la ville et du conseil exécutif, le conseil d'administration de l'organisme est devant l'incompréhension totale. Pour l'organisme, le seul espoir de voir la ville s'engager dans ce projet via son Fonds d'habitation communautaire et sociale est le changement potentiel de l'administration municipal lors des élections de 2017.

Depuis 2006, l'organisme travaille à mettre sur pied un projet d'habitation communautaire pour répondre au besoin d'hébergement et permettre l'accompagnement dans leur projet de vie des jeunes de 18-30 ans au centre-ville de Chicoutimi. Depuis 10 ans, beaucoup de temps et d'énergie ont été déployés par des fonctionnaires et des élus de Ville Saguenay pour trouver un terrain ou un immeuble que la municipalité pourrait céder afin de réaliser le projet. Récemment, le Café-Jeunesse a lui-même trouvé un terrain et un nouveau bailleur de fonds. Ce dernier demandait l'engagement de la municipalité, via son Fonds d'habitation communautaire et sociale, pour octroyer 160 000$ au projet. «Nous sentions depuis longtemps l'appui de la ville, mais ils trouvaient la contribution demandée trop élevée. Nous avons revu le projet à la baisse et trouvé un nouveau bailleur de fonds pour passer de 900 000$ à 350 000$ comme contribution du milieu. Le Fonds est là pour ce genre de projet! On a fait des concessions pour enfin répondre aux besoins des jeunes», souligne Marie-Pier Tremblay, présidente de l'organisme.

Dernièrement, l'organisme a sollicité une rencontre d'urgence avec la ville afin d'obtenir cet engagement. «Nous avons rencontré des gens très près du cabinet du maire qui ont eux-mêmes parlé d'un montant de 100 000$ qui était disponible pour 2017 et d'un engagement de 50 000$ pour les années suivantes. Nous, ce qu'on voulait, c'était une lettre d'engagement que la ville allait embarquer et financer le projet via le programme lorsque nous serions rendus à cette étape. Après la réunion, le 100 000$ n'était plus disponible.» souligne Mme Tremblay. Les raisons évoquées sont notamment que le conseil municipal ne veut pas prendre d'engagement au-delà de 2017. «Notre seul espoir réside donc dans un changement à l'administration municipale» dit la présidente.

Le Café-Jeunesse de Chicoutimi a pour mission d'accueillir et de rejoindre les jeunes adultes âgés entre 18 et 30 ans et de les accompagner dans leurs démarches de prise en charge individuelle et/ou collective.

Karole-Anne Foster 

Intervenante responsable du projet

Marie-Pier Tremblay

Présidente du conseil d'administration

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