Exit Beaumanoir

OPINION / Lorsque, comme Polichinelle, un fonctionnaire sort de son tiroir,... (Infographie Le Soleil)

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Le Quotidien

OPINION / Lorsque, comme Polichinelle, un fonctionnaire sort de son tiroir, c'est rarement parce qu'il a une inspiration judicieuse. En général, c'est qu'il croit pertinent de compliquer une chose simple ou de nous mettre dans les pattes un maximum de tracasseries administratives.

Ainsi, j'ai appris dernièrement qu'un de ceux-là s'était soudain réveillé et qu'il avait changé le nom du Beaumanoir pour Centre d'hébergement Jacques-Cartier. Ça va donc donner, tenez-vous bien, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Centre d'hébergement Jacques-Cartier. C'est dix-huit mots. Et savez-vous pourquoi? C'est que la résidence est située sur la rue Jacques-Cartier. C'est vraiment d'une logique implacable!

Ainsi, avant, vous disiez Beaumanoir, soit un mot, et tout le monde comprenait. Désormais, si vous dites Jacques-Cartier, votre interlocuteur se demandera si vous parlez de l'explorateur, de la rue, de l'école, d'un édifice à condos ou de que sais-je, encore. Vous devrez donc ajouter les mots Centre d'hébergement. Chez nous, on fait la même chose avec le mot Saguenay. On jurerait que notre dictionnaire ne comporte que dix pages.

Autre conséquence, quand on change un nom, il faut refaire les enseignes, jeter la vieille papeterie et en imprimer une nouvelle, en couleur, s'il vous plaît, forcer le personnel à changer son vocabulaire et ainsi de suite. Avons-nous tant de productivité à dilapider? N'y a-t-il pas eu des compressions, dans le budget de la santé? Ça ne nous empêche manifestement pas de gaspiller, du temps comme de l'argent. Tout changement est onéreux, toute restructuration est ruineuse. Sans compter que les restructurations sont ordinairement si mal avisées qu'on devra les défaire, comme ce sera le cas un jour ou l'autre de la centralisation loufoque des services de santé régionaux.

Enfin, de couper un peu dans les mots, c'est permis et efficace. Amusez-vous donc à composer le 418-541-1234. Vous verrez que la personne qui a enregistré le message a dû reprendre son souffle deux fois pour le livrer. Chose certaine, si vous avez un problème urgent, n'appelez pas là. Mais, si vous voulez vous convaincre que le CIUSSS de la région est plus à cheval sur les principes que n'importe quel organisme du même genre au Québec, vous en aurez la preuve.

On m'apprend aussi que le nom du centre les Années d'Or de Jonquière est changé pour Centre d'hébergement des Pensées, pour l'excellente (!) raison qu'il est situé sur la rue des Pensées. Monseigneur Victor doit piocher dans son cercueil, terrorisé à l'idée que la rue d'Angoulême vienne bientôt le réenterrer.

Clément Martel

Chicoutimi

L'ERD n'a pas freiné les projets

Non seulement l'ex-chef du cabinet du maire, M. Richard Bandford, est «à côté de la track», il est aussi à contresens. L'exemple apporté, à savoir que l'ERD aurait freiné l'avancement des projets de bibliothèques, me rappelle que dans le cas de celle de Jonquière, ce parti prônait le premier choix fait par le ministère, soit Kénogami et son église Sainte-Cécile, choix de surcroit éligible à une subvention de Québec que Saguenay a ratée. Le maire préférait quant à lui le site actuel, déconseillé, sur Saint-Dominique. L'ERD a donc très bien joué son rôle de défense des citoyens.

Le cas du quai d'escale, que l'équipe de Mme Néron aurait freiné selon ses dires, est également contestable. Je souligne que sans être contre le projet, il faut constater qu'on a souvent déroulé le tapis rouge (très coûteux) pour ces étrangers alors qu'ici on a négligé pendant des années l'entretien des routes et infrastructures souterraines. Le dernier classement fait par les HEC place notre ville en tête des dix plus grosses villes québécoises pour le plus bas coût associé à l'entretien des routes. Ce constat cependant, vous le devinerez, explique le mauvais état de nos routes.

Mêmes conclusions concernant les coûts associés à l'entretien des réseaux d'égout où nous sommes 2es sur 10, ce qui explique pourquoi le système est si souvent brisé.

Ainsi, normal qu'après des années de vaches maigres, le maire et son équipe se décident enfin à investir dans ces infrastructures après tous ses projets que certains ont qualifiés de pharaoniques.

La dernière contestation de l'ERD et à nouveau dénoncée à tort par M.Banford, soit la relocalisation des organismes culturels au couvent du Bon-Conseil, ne mérite pas d'être commentée. L'éditorial de son ex-confrère du journal, M. Marc St-Hilaire paru mercredi le 16, répond parfaitement à sa critique. Je ne peux cependant passer sous silence la réflexion suivante: ne trouvez-vous pas qu'il y a un curieux parallèle entre ce dossier et le scandale de la SIQ? Sans lancer d'accusations, j'aimerais juste savoir comment les locaux loués par le CLSC ont rapporté, depuis quatre ans, versus le prix payé de 350 000$.

Serge Grenier

Chicoutimi

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