Le plan pour faire perdre des emplois

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Des mesures de protection pour le caribou forestier seront développées.

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Le Quotidien

OPINIONS / Voilà le nom que l'on devrait donner au plan de rétablissement de l'habitat du caribou forestier.

En 2003, le caribou forestier a été déclaré espèce menacée par le gouvernement fédéral, et ce, partout au Canada. Par la suite, en 2005, le Québec déclara le caribou comme espèce vulnérable. À partir de ce moment, des mesures ont été mises en place même si les inventaires étaient en moyenne supérieurs au chiffre demandé de 1,5 caribou par 100 km2.

Depuis 2011, des inventaires ont été faits démontrant que la population du caribou a augmenté, et ce de manière très significative, surtout en dessous de la limite nordique, là où les opérations forestières sont permises. Autre point important à noter, les seuls endroits où l'on dénombre une baisse de la population du caribou sont beaucoup plus au nord de la limite nordique, là où aucune opération forestière n'est permise. Ce que vous venez de lire ne vient pas des travailleurs, des syndicats, des compagnies ou des communautés, mais du ministère lui-même. Comme on dirait en bon québécois: «Il est où le problème?»

Alors, pourquoi cet acharnement à vouloir imposer un plan complètement inutile avec comme seule conclusion des pertes d'emplois massives et qui empêche le développement d'une industrie qui représente pourtant l'avenir? Il y a de sérieuses questions à se poser. Pourquoi devons-nous nous battre avec nos propres instances gouvernementales pour rester en vie, pour faire en sorte de ne tout simplement pas mettre en application un plan qui n'est pas requis et qui risque de tout nous faire perdre. Logiquement, il ne devrait même pas y avoir de débat et le gouvernement fédéral devrait mettre autant d'effort à défendre son industrie qu'il le fait lorsqu'on parle du caribou. Il faut absolument que les élus demandent à leurs fonctionnaires de prendre du recul et réévaluer la situation en admettant les faits. Ils ne doivent pas continuer à se convaincre qu'il faut, pour on ne sait plus quelle raison, continuer de défendre un document qui n'a aucune raison d'être et qui sert à corriger un problème qui en réalité n'en est pas un. La seule conclusion où il faut en venir, c'est que le plan de rétablissement de l'habitat du caribou forestier doit être mis de côté au plus vite avant de causer un tort énorme aux travailleurs et aux communautés.

Pascal Cloutier

Dolbeau-Mistassini

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