Josée Néron doit s'excuser

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La chef de l'Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron

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Josée Néron doit s'excuser, je l'affirme non seulement en tant qu'ancienne conseillère municipale, mais aussi en tant que femme qui a passé une bonne partie de sa vie à côtoyer l'univers masculin à travers la politique et l'engagement bénévole dans le hockey mineur.

Josée Néron a du front tout le tour de la tête en disant qu'elle veut maintenant «passer à autre chose». Non, mais, pour qui elle se prend? Elle lance une accusation mensongère dans les médias et elle veut la mettre sous le tapis en constatant qu'elle est allée trop loin? C'est proprement scandaleux!

Heureusement, les citoyens ne sont pas dupes, ils voient clair dans le jeu de cette femme opportuniste et visiblement prête à tout pour sauver ce qu'elle peut dans un parti, I'ERD, incapable de se rapprocher des gens ordinaires! Prétendre que l'intimidation et la violence verbale sont monnaie courante à l'hôtel de ville de Saguenay relève du mensonge éhonté et de l'affabulation pure et simple. J'ai été conseillère municipale pendant 28 ans. Mes premiers mandats ont été sous l'administration d'Ulric Blackburn et ensuite de Jean Tremblay. J'ai bien connu les deux hommes, en particulier le dernier pour qui je n'ai que de l'admiration, de la sympathie et du respect.

Si je sors aujourd'hui de ma retraite, le temps de faire ce témoignage, c'est pour affirmer que Jean Tremblay est un homme respectueux de son environnement humain. Oui, il peut être cassant et vif envers ses adversaires politiques. Oui, il peut se montrer parfois direct et mordant. Mais, jamais au grand jamais il ne se permettrait d'utiliser un langage vulgaire et violent, surtout envers les femmes, comme vient de le déclarer Josée Néron. Il m'est arrivé d'avoir de bons échanges musclés avec le maire pendant toutes les années au cours desquelles j'ai représenté les citoyens de mon district à la table du conseil municipal. Cela fait partie de la politique, peu importe la scène sur laquelle évoluent les personnes qui obtiennent des citoyens le mandat de les représenter.

Les membres de la classe politique, hommes ou femmes, ont chacun un style qui leur est propre. Certains adoptent une approche incisive et carrément directe, comme c'est le cas pour Jean Tremblay; d'autres optent pour une approche plus coulante que le public considère la plupart du temps comme de la faiblesse...

Une chose est sûre: avec Jean Tremblay, les gens savent à quoi s'attendre! C'est aussi le cas avec ses collègues Denis Coderre de Montréal et Régis Labeaume de Québec. La politique est un sport extrême, dit-on. Cette réalité n'exclut pas le respect. Et je suis bien placée pour dire que Jean Tremblay est un homme très respectueux de son environnement humain, en particulier des femmes. J'ai compris aussi une chose tout au long de ma carrière politique: c'est en travaillant en équipe que l'on fait avancer les dossiers afin d'assurer le bien-être des citoyens.

C'est Josée Néron qui se comporte de manière irrespectueuse. Elle est insolente et arrogante, elle ne dit pas la vérité. Les gens s'en souviendront au mois de novembre 2017. Sincèrement, je pense que la déclaration qu'elle vient de faire est inspirée par la panique. Son comportement est indigne de sa fonction d'élue.

Marina Larouche, conseillère municipale (1984 à 2012)

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