Nouveau contrat social avec Rio Tinto

Aluminerie Arvida de Rio Tinto Alcan.... (Archives Le Quotidien, Normand Boivin)

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Aluminerie Arvida de Rio Tinto Alcan.

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Le Quotidien

OPINION / Quelques jours après l'annonce de la nomination du président des audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) concernant les berges du lac Saint-Jean, M. Louis-Gilles Francoeur, la compagnie Rio Tinto a demandé une suspension de six mois des audiences qui devaient débuter prochainement.

La raison invoquée était que cela permettrait de trouver un terrain d'entente concernant la question de la gestion collective du lac qui est réclamée par l'ensemble des intervenants. Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a accepté cette demande et nos élus ont déclaré qu'ils participeraient à cette négociation «hors BAPE». Je crois qu'ils ont eu raison d'accepter d'y participer, mais j'ai certaines appréhensions. Qui sera convié à la table de négociation? Il est important que l'ensemble des représentants des intervenants y soit.

De plus, on peut se poser la question: peut-on se fier à Rio Tinto? Alors qu'elle a omis à plusieurs reprises de démontrer sa bonne foi dans les dernières années, en ce qui regarde ses négociations avec certaines municipalités et d'autres intervenants dans le cadre des travaux de stabilisation des berges ou dans ses rapports avec ses sous-traitants et ses employés, il y a matière à inquiétudes.

Il y a quelques semaines, alors que je rappelais que le rehaussement du lac en 1926 avait été fait de manière brutale et illégale et que je leur demandais de faire amende honorable en s'excusant, ce qui aurait démontré sa bonne foi, la compagnie a ignoré cet appel. Elle fait possiblement partie de ceux et celles qui ne se trompent pas.

Mais, il y a plus grave. C'est que l'impact économique de l'entreprise a considérablement diminué au fil des ans. Le nombre d'employés est passé de 10 000 à environ 3000 et cette baisse se poursuivra à l'avenir. Au fur et à mesure que les retraités décéderont, l'impact sur l'économie régionale se fera de plus en plus sentir. Si l'on ajoute à cela la perte de contrats très importants qui étaient octroyés à différentes firmes locales de professionnels comme les ingénieurs, les pertes tant du point de vue économique que de celles des expertises feront de plus en plus mal.

Il y a quelque chose de malsain dans la relation qu'entretiennent ces grandes firmes multinationales. En effet, leur rôle social diminue à vue d'oeil et elles ont de moins en moins de respect pour les territoires qu'elles exploitent. Par ailleurs, alors qu'elles se fixent des objectifs de rentabilité de plus en plus élevés, elles exigent de leurs sous-traitants que les profits de ceux-ci soient de moins en moins élevés.

Il est plus que temps que nous négocions un nouveau contrat social entre la région et Rio Tinto. Un contrat social qui nous permettra d'être véritablement gagnant-gagnant. Un contrat social dans lequel nous aurons notamment: un nouveau partage des redevances de la compagnie entre la région et l'État québécois, la modernisation des usines, le maintien d'un plancher d'emplois, une transformation accrue de l'aluminium et pourquoi pas, une participation aux actifs de l'entreprise. Les négociations prochaines, auxquelles nous devons participer de bonne foi, et les audiences sur les berges du lac qui suivront, nous donneront une indication de l'ampleur de la tâche qui nous incombera pour la suite des choses. Nous sommes à un tournant de notre histoire et nous avons la capacité de réussir ce pari si nous sommes unis. Il en va de l'avenir de notre région.

Denis Trottier

Ancien député de Roberval

Président d'Option régions

Péribonka

Le monstre difforme

Au Québec comme dans plusieurs pays dits démocratiques, un gouvernement c'est une sorte de monstre difforme qui d'un côté a une toute petite oreille et un bras très long, et de l'autre une énorme oreille et un bras très court. 

La petite oreille pour ne pas entendre le peuple et le bras long pour lui soutirer taxes et impôts et le tenir en laisse. La grosse oreille pour mieux entendre les entremetteurs et maîtresses du pouvoir et le petit bras pour les entretenir grassement dans l'ombre. 

Tout en parlant des deux côtés de la bouche avec des oraisons alarmistes pour les uns et des chuchotements séducteurs pour les autres.

Laval Gagnon

Chicoutimi

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