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Lac Saint-Jean... (Archives Le Quotidien)

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Lac Saint-Jean

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Le Quotidien

OPINIONS / Je possède un chalet au Lac-Saint-Jean, alors je suis bien au fait des désagréments causés par la mauvaise gestion du niveau du lac par Rio Tinto.

J'aimerais bien qu'enfin le gouvernement mette ses culottes et oblige par une loi la compagnie à gérer en collaboration avec la société civile cet énorme plan d'eau. Mais, je ne me berce pas d'illusions, la multinationale mettra les politiciens dans sa petite poche d'en arrière pour protéger tous ses acquis. En premier lieu, les droits de baigner les berges consentis à cette dernière en 1926. On apprend dans Le Quotidien qu'elle a fait suspendre les audiences du BAPE sur la stabilisation des berges prétextant qu'elle veut «clarifier» le concept de gestion participative.

Tiens, tiens. Depuis le temps que les parties prenantes autour du lac ont clairement fait part à la compagnie des attentes des usagers, elle ne peut prétendre ignorer nos motivations en matière de gestion participative. Elle utilise un moyen dilatoire, elle ne veut rien céder, et quand viendra le temps, elle mettra en balance, comme elle l'a fait pour le site de résidus de bauxite dans le boisé Panoramique de Saguenay (hausse de 30 mètres de la hauteur du tas), la protection des emplois et celle de l'environnent. Qui est prêt à gager sur le résultat?

Quel politicien dans le monde a respecté les promesses de Rio? Aucun. Combien respecteront celles de Paris? Un début de réponse nous a été donné par le premier ministre, Justin Trudeau, qui a repris mot pour mot les intentions de Stephen Harper, ex-premier ministre, largement sous le niveau des accords de Paris, alors qu'il a promis bien plus que les conservateurs lors des dernières élections fédérales.

L'architecte et écrivain B. Fuller dans «Manuel d'instruction pour le vaisseau spatial Terre» a écrit: «En dix ans, on pourrait faire de la Terre un paradis, à condition d'expédier les politiciens sur la Lune».

Note à la rédaction du Quotidien

Le Quotidien fait mentir les prédictions voulant que le journal papier soit en train de disparaître au profit du numérique. Tant mieux et bravo à votre équipe! Les lecteurs d'opinion de la région, les vrais, qui parlent de nos affaires, y sont aussi pour un peu. Pour peu qu'on leur donne la parole avant ceux de l'extérieur.

Blandine Lapointe-Brassard

Jonquière

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