Le triomphe de l'inutile

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L'ex-chef de cabine du maire Jean Tremblay, Richard Banford.

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OPINIONS / En parcourant mon Quotidien, mardi dernier, je constate que la conseillère Julie Dufour triomphe devant la presse régionale pour une soi-disant victoire qu'elle aurait remportée contre l'administration municipale et le maire Jean Tremblay.

Soit qu'elle ne saisisse pas la teneur de la règlementation municipale, soit qu'elle veuille cacher aux contribuables le prix de cette contestation futile qu'elle leur fait payer aux fins de gonfler son prestige politique.

Parce que cette décision de mettre fin au contrat de la vérificatrice générale, Mme (Rina) Zampieri, a couté très cher aux contribuables saguenéens. La Ville demandait au ministère des Affaires municipales de prolonger de quelques mois le mandat de Mme Zampieri, ex-haut fonctionnaire qui de toute façon, en raison d'un contrat la liant à la Ville, voit son salaire assumé par Saguenay jusqu'en décembre.

Or, alors que la conseillère Dufour s'attribuait encore une fois la victoire, le gouvernement avait déjà retiré son projet de loi. On expliquait qu'une intervention dans le sens de prolonger le mandat de la vérificatrice créerait un précédent dont on ne contrôlerait pas les conséquences.

Voilà que cette fois-ci, Julie Dufour triomphe à la suite d'une résolution qui entérine le choix de la vérificatrice générale adjointe. Une décision que le maire et les membres du comité exécutif avaient appuyée au cours d'une séance antérieure du CE.

La Loi sur les cités et villes indique que les deux tiers des membres du conseil doivent donner leur accord pour accepter la proposition qui provient d'un comité de sélection. À Saguenay, ce comité de sélection est formé des membres du comité exécutif. Ce sont eux qui ont proposé le nom de la vérificatrice générale adjointe comme celui du vérificateur intérimaire.

Mme Dufour aurait déboursé, de sa poche prétend-elle, 26 000$ en frais d'avocat pour laisser planer un doute sur l'embauche de deux personnes qui ont finalement été embauchées avec l'accord de tous les conseillers dans la plus stricte légalité. La seule personne qui sort gagnante de ce débat puéril est cet avocat montréalais, inconnu dans la région si ce n'est que par les échos médiatiques dans l'affaire de la poursuite des chauffeurs de taxi où il a été débouté en cour. Que cachait donc ce triomphe inutile de la conseillère Dufour, sinon une défaite maquillée?

Richard Banford

Ex-chef de cabinet du maire Jean Tremblay

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