De la pédagogie, s'il vous plaît!

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Jean-François Nadeau, directeur général du Complexe Jonquière, lors de la séance d'information sur le projet d'agrandissement du lac de résidus de bauxite et son étude d'impact.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le Quotidien

Il y a un an, déjà, le 6 octobre 2015, Rio Tinto nous conviait à une séance d'information à la Pulperie de Chicoutimi pour nous informer, et surtout nous consulter, sur son projet d'agrandir son lac de résidus de bauxite à 500 mètres de quatre quartiers résidentiels de Chicoutimi-Jonquière.

Une table, composée de cinq personnes, sous la présidence de M. Jean-François Nadeau, directeur général du Complexe Jonquière, pendant près de 3 heures, à l'aide de nombreux et vastes tableaux, aux caractères et aux dessins illisibles (je parle pour moi, je ne veux pas diminuer l'intelligence et la compréhension des autres personnes) a expliqué le projet.

Le 27 septembre dernier, à la Saguenéenne, Rio Tinto nous a conviés à nouveau à une séance «d'information sur le projet et son étude d'impact». (Le Quotidien du 28 septembre 2016, pages 10 et 11 sous la plume de M. Denis Villeneuve.)

En avant, en retrait, côté gauche, au même niveau que l'assistance, la même table avec les mêmes personnes, je crois, que lors de la rencontre du 6 octobre 2015. Sur un large écran, en PowerPoint, sensiblement les mêmes tableaux aux dessins et caractères illisibles.

Nous devions être un peu plus de 100 personnes à cette soirée d'information.

Les questions des gens concernés qui se sont déplacés ont toutes été pertinentes et musclées. La preuve: je les ai toutes bien comprises, à l'exception de 2 ou 3. Les réponses étaient moins, pour ne pas dire pas du tout, compréhensibles.

On a eu recours, au 3/4 du temps, aux explications alambiquées, touffues, expéditives, dans un micro défectueux, d'une docteure en toxicologie, Mme Marie-Odile Couchécourt, qui en plus, tournait le dos à l'assistance.

Je n'ai pas souvent l'occasion dans ma vie d'échanger avec une docteure en toxicologie. La compagnie non plus puisqu'elle s'en remettait toujours à son expertise dans les questions pointues.

Comme future riveraine d'un lac de résidus de bauxite, je veux regarder, toucher à ces résidus, comprendre leur composition chimique, leur décomposition, avec les années, qu'un superficiel maquillage n'empêchera pas.

Il aurait suffi de remplir un ou des bacs transparents, comme il s'en vend dans toutes nos bonnes quincailleries, de ces résidus jaune-orange, d'apporter cela aux rencontres, de nous les faire toucher, sentir, à chacun, chacune, répondre à nos questions.

Ça s'appelle de la pédagogie.

Et la docteure Couchécourt n'aurait pas été, à peu de choses près, la dépanneuse officielle et continue de la rencontre.

Je dois donner une bonne note au modérateur de la rencontre, M. André Delisle, si je ne me trompe pas, qui a fait du beau travail dans les circonstances et lui confirmer que non, M. Delisle, un jersey, ce n'est pas une vache. Blague à l'interne.

À suivre.

Pauline Germain, Chicoutimi

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