Réplique au professeur Lapointe

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Le Quotidien

OPINION / J'ai lu avec étonnement (pour ne pas employer un autre qualificatif) votre «réplique au professeur Daniel Gagnon» dans l'édition de mercredi dernier de ce journal. Vous affirmez fermement et avec détail qu'elle était la stratégie patronale dans le cadre du conflit. Je vois que, à partir de la région de Québec, vous êtes très au fait de ce qu'il en était au Royaume. J'aimerais connaître votre source d'information; possiblement que si je bénéficiais du même privilège, j'affirmerais moins mon «ignorance des véritables enjeux du lock-out» tel que vous le dites. Quant à l'épithète du mépris, le seul que je perçois dans l'actuel débat semble être celui que vous entretenez, sans raison, à mon égard. Nous ne nous sommes jamais rencontrés et nos opinions n'ont jamais croisé le fer en quelque forum que ce soit! Une certaine retenue aurait été de mise en ces circonstances!

Personnellement, je n'ai d'aucune façon été impliqué au conflit: ni pour la partie patronale ni pour la partie syndicale et, je ne le suis toujours pas, Dieu m'en garde! Mes questionnements ne reposent que sur des faits rapportés par les médias d'information: seulement le tiers des travailleurs après huit mois a repris le travail; chaque travailleur rembourse près de 150$ hebdomadairement pour au moins les trois prochaines années; l'horaire de travail qui prévalait avant le conflit de travail n'est plus; trois groupes de travailleurs dans trois garages distincts ont demandé une accréditation avec une autre centrale syndicale, les libérant ainsi de la dette à rembourser; des travailleurs syndiqués ont préféré prendre une retraite plutôt que de retourner au travail au terme du conflit (les libérant également de la dette); il est difficile d'embaucher de nouveaux travailleurs à cause du poids de la dette. Je pose une question toute simple: le syndicat a-t-il remis en cause sa stratégie en cours de route? Vu de l'extérieur, permettez-moi d'en douter.

Dans l'édition du 22 septembre, le secrétaire de la CSD amène certaines précisions intéressantes qu'il aurait eu avantage, à mon avis, à faire connaître bien avant qu'il ne se sente interpelé par mes propos. Mon intervention aura au moins eu cet effet bénéfique. Je tiens toutefois à rassurer M. Tremblay: je connais très bien la différence entre une centrale syndicale et un syndicat, tout comme je connais la dynamique de la négociation, laquelle repose sur une stratégie préétablie; tout comme je connais la portée d'une reconnaissance de dette et les circonstances dans lesquelles elles interviennent.

Vous terminez, M. Lapointe, votre attaque en règle en signant à titre de professeur titulaire de l'Université Laval. Jusqu'à preuve du contraire, je doute fort que ce soit à titre de professeur à l'Université Laval que vous prenez part à ce débat et, surtout, de la façon que vous le faites. Encore une fois, un peu de retenue s'il vous plaît!

Daniel Gagnon

Avocat et CRHA

Professeur titulaire

UQAC

Un conseiller, à quoi ça sert?

Ce n'est que le 8 novembre 2017 que nous connaîtrons les noms des membres du nouveau conseil municipal de la ville de Saguenay. Auparavant, des candidats devront se faire élire. Que recherchent ces gens de bonne foi? Quel est le rôle que le gouvernement du Québec leur a confié? 

Sur la page Web du ministère des Affaires municipales, on peut lire que, comme membres du conseil municipal, «ils prennent les décisions sur les orientations et les priorités de la municipalité et en administrent les affaires».

On y apprend aussi qu'ils ont un rôle à jouer au sein des commissions ou des comités créés pour améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens dans tous les domaines sous la responsabilité de la municipalité.

Enfin, l'association «Les femmes et politique municipale de l'Estrie» ajoute qu'outre ce rôle administratif et légal, ils (elles) «doivent assumer un rôle politique que le Code municipal ne décrit pas. Ce rôle implique principalement d'être à l'écoute des citoyens et disponibles pour écouter leurs revendications, leurs doléances, mais aussi leurs suggestions».

On peut en déduire que le législateur met en avant-scène la prise de décision sur les orientations et les priorités du conseil de la Ville. Or, ces décisions découlent d'une vision commune du développement de la Ville qui ne peut se réaliser sans des valeurs communes. Ces valeurs communes se retrouvent au sein d'un parti qui les énonce clairement et qui développe un programme qui n'est pas une liste d'épicerie de projets épars, mais un réel plan cohérent qui a déjà été réfléchi avant même que les candidats soient élus conseillers ou maire. Voilà pourquoi des candidats indépendants prennent le train en retard. 

Au sein d'un parti démocratique, ils peuvent faire valoir leurs priorités à l'avance et participer pleinement au développement de la ville. Il est plus facile d'en arriver à un consensus entre deux partis municipaux qu'entre 16 individus indépendants. Sinon, cela s'appelle «diviser pour mieux régner».

Encore une fois, mesdames et messieurs, candidates et candidats aux prochaines élections, faites votre choix.

N. B. Par économie d'espace, le masculin inclut le féminin.

Jacques Pelletier

Chicoutimi

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