Des démarches personnelles

Vue aérienne du lac de boues rouges à... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Vue aérienne du lac de boues rouges à Arvida

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

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Le Quotidien

En réponse à la lettre d'opinion de Mme Hélène Savard du CVD, lundi, mes démarches sont personnelles et pour défendre ma région, que j'aime profondément, contre notre propre monde qui lui tire dans le pied ; pour préserver les emplois actuels et futurs pour les générations à venir. Discréditer ma démarche en lançant des insinuations sur ma profession est très maladroit.

On doit défendre l'économie régionale contre « l'environnementallo-populisme » qui devient de plus en plus la norme dans l'imaginaire collectif. Nous avons laissé à elle-même notre industrie forestière fondatrice en pâture à l'opinion publique dans l'acharnement le plus total et il est hors de question qu'on y fasse passer notre industrie de l'aluminium, menacée par les pays qui ne respectent pas les lois du libre marché et encore moins l'environnement.

Quand je dis que le CVD fait de la désinformation, c'est une question de gros bon sens et voici pourquoi :

quand vous parlez de toxicité, RTA a placé la barre plus haute que nécessaire. La bauxite ne se qualifie pas pour la classe A de niveau résidentiel où seul l'arsenic dépasse le niveau requis, alors qu'elle se qualifie amplement pour la classe C de niveau industriel. Personne ne va manger de cette bauxite enfouie sous terre dans un site clôturé !

Toute l'information est claire et disponible publiquement pourvu que le monde se donne la peine de la lire. J'ai assisté à deux rencontres publiques sur trois l'automne dernier. On y constate même dans la documentation qu'on n'y parle pas d'agrandissement du lac de bauxite, ce qui est faussement véhiculé dans les médias, mais plutôt de sa disparition, sous un sol réhabilité avec de la végétation par-dessus, ce qui va régler le problème de poussières. De plus, concernant la nappe phréatique, il n'y a pas de puits artésiens en aval. Nous sommes dans une ville avec réseau d'aqueduc et les digues retiennent tout, rien ne percole dans le Saguenay en respect des normes environnementales. On cherche à dresser un tableau plus noir que noir en brandissant des chiffres qu'il faut toujours contextualiser. On ne peut refaire le passé, mais composer avec pour l'avenir en prenant les meilleures décisions possible en équilibre avec la collectivité plutôt qu'avec les minorités.

Aucun travailleur n'éprouve de problèmes de santé, aucun résidant non plus à part l'exaspération causée par la poussière - ce qui est pleinement justifié -, mais ce problème sera réglé.

Brandir la fermeture de Vaudreuil ? Quand on construit une usine neuve, on le fait pour au moins 50 ans. Quand on veut prolonger de 25 ans une usine qui en a déjà 80, c'est clair que c'est une marque de confiance surtout dans le contexte actuel.

Finalement, aucune compagnie n'est tenue de faire des études indépendantes, mais de respecter les lois.

Voilà.

Pierre Charbonneau

Pétition « Oui au projet Vaudreuil 2022 »

Saguenay

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