Histoire du Québec

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Le Quotidien

OPINION / Tout au long du printemps et de l'été, de nombreux articles ont été publiés concernant un éventuel cours d'histoire.

Nous sommes en septembre, qu'en est-il? Il paraît qu'il y en aura encore un nouveau. Comment rattraper la non-connaissance des élèves en histoire? Parler avec des jeunes est vraiment décourageant.

On écrit aussi qu'il faudrait des cours d'économie et de citoyenneté et combien d'autres ... Personnellement, je crois que les cours d'histoire sont essentiels pour former des citoyens responsables. Ces cours devraient contenir le cheminement des femmes à partir des tous débuts du Québec et expliquer leurs démarches, faire connaître aussi toutes les luttes pour obtenir le droit de vote, de représentation dans toutes les sphères de la société sans oublier les manifestations visant l'égalité, le travail-famille et combien d'autres.

Aujourd'hui, c'est une réforme des cégeps dont il est question. Pourquoi ne pas commencer par la base? Quand un élève décroche, c'est beaucoup plus tôt. Je propose qu'on demande aux jeunes décrocheurs de nous exprimer leur désarroi et les raisons qui ont amené leur abandon scolaire.

De réforme en réforme, de ministre en ministre, on dirait que l'éducation ne correspond guère aux besoins de l'élève, encore moins aux besoins intellectuels et sociétaux.

Au cours de l'été, j'ai rencontré des jeunes qui se dirigeaient vers l'enseignement. La réflexion était la même. Ils ont été «garrochés» dans des stages souvent sans encadrement, sans guide et sans préparation suffisante. Ils se sont réorientés vers d'autres disciplines. Quelle perte pour notre société québécoise, pour l'enseignement du français!

Revenons à l'histoire. Que contiendront les prochains cours? Saurons-nous toucher toutes les réalités du Québec, la place des femmes, celle des immigrants et des autochtones? Sera-t-il question de nos valeurs, de notre avenir, de ce que nous avons été et vers quoi nous nous dirigeons?

Le ciment qui crée une nation unie se construit en tenant compte de notre passé, de ce que nous sommes et vers quoi nous voulons nous diriger.

Nous reconnaître les uns les autres dans une histoire enseignée sur tous les aspects de la vie, sur les liens qui nous unissent aux Premières Nations, sur ce qu'on a été et sur la préparation de notre devenir; c'est le projet politique qui devrait nous animer, parce qu'il est le point de départ d'une union sociale.

Je plaide pour une histoire de qualité. Il existe tellement de bons professeurs, de bons livres, de créations dont nous ignorons le point de départ. Avant le oui ou le non, le noui et le ouais, peut-être y aura-t-il lieu de se connaître, de se reconnaître et de savoir d'où nous sommes issus pour choisir où nous irons.

Marthe Asselin-Vaillancourt, C.M. C.Q. Jonquière

Du grand n'importe quoi!

Dans une récente publication, l'Institut économique de Montréal attaque encore une fois la gestion de l'offre en affirmant qu'elle «pousse jusqu'à 190 000 Canadiens dans la pauvreté».

On sait pourtant que le niveau de pauvreté aux États-Unis (17,1% sous 50% du revenu médian) est beaucoup plus élevé qu'au Canada (11,7%) selon l'OCDE, même si les Américains paient leur lait généralement moins cher (1,27$ par litre) que chez nous (1,46$ par litre). Le prix du lait, tous pays confondus, n'est pas un facteur appauvrissant du même ordre que l'absence de politiques de redistribution et de partage de la richesse. La gestion de l'offre joue ce rôle en agriculture.

Même si on trouve aux États-Unis l'un des paniers d'alimentation les plus abordables au monde, il reste qu'un Américain sur sept reçoit une aide gouvernementale pour s'alimenter. Cette aide représente plus de 100 G$ par année pour le gouvernement américain. Rappelons par ailleurs qu'un Américain sur sept, avant ObamaCare, n'était pas couvert par une assurance santé.

Rappelons aussi que le prix des biens de consommation, selon une étude sénatoriale, est en moyenne 25% plus élevé au Canada qu'aux États-Unis, avec ou sans gestion de l'offre. Doit-on conclure du raisonnement de l'IEDM que les téléviseurs, les pneus, le shampoing, les imprimantes et la plupart des produits de consommation au pays appauvrissent les Canadiens?

Comme à l'habitude, les études de l'IEDM sont du grand n'importe quoi. Nous avons la chance de vivre dans l'un des pays les mieux nantis et les plus égalitaires dans le monde. Cela est possible en raison, notamment, de mesures progressistes comme la gestion de l'offre.

Charles-Félix Ross, directeur général

Union des producteurs agricoles

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