Une nostalgie étudiante !

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Le Quotidien

Dernièrement, c'était la rentrée pour un bon nombre d'universitaires. Je suis toujours étonné de voir l'engouement que suscite une telle rentrée scolaire.

Pour bien des jeunes, voilà la concrétisation d'un rêve ou d'un objectif à atteindre, soit celui d'aller étudier à l'université.

Je me souviens que lorsque j'étais étudiant en secondaire 2, la responsable en orientation de l'école nous avait avisés que seulement 15% d'entre nous feraient des études universitaires. Nous étions à la fin des années 70 et l'université semblait être réservée qu'à une certaine élite.

Pour ma part, je n'y pensais même pas. Je me disais que je pouvais envisager faire des études au cégep, mais sans plus. Déjà qu'à la fin de mon secondaire, la même responsable en orientation de l'école m'avait encouragé à suivre un programme d'étude en professionnel long. Faut dire que mes notes étaient juste au-dessus des 50.

Que voulez-vous, j'étais tellement impliqué dans les activités étudiantes de l'école et dans les équipes sportives, que j'accordais trop peu de temps à mes études. Mais j'avais tout de même fait une demande en bonne et due forme au cégep en sciences humaines. Je fus refusé, vu mes faibles notes il va de soi!

Mais n'écoutant que mon courage, j'avais demandé à rencontrer le directeur dudit cégep. Je m'étais préparé un petit dossier personnel contenant un résumé de mes expériences.

De plus comme j'étais publiciste (à 17 ans) pour différents clubs sportifs de la ville, j'avais apporté avec moi, mes reportages qui étaient publiés dans les deux journaux de ma ville. J'en avais fait des photocopies pour les montrer au directeur.

Puis une fois installé dans son bureau, je lui ai montré en premier mes textes de journaux. Alors il me dit: «C'est vous Yvan Giguère?» Je dis oui sur-le-champ, tentant de ne pas lui montrer toute la fierté qui m'agitait, restant humble le plus possible. Et il poursuivit en me disant: «Je vous lis chaque semaine, puisque je m'intéresse à tout ce qui a trait au sport régional». Il regarda rapidement mon petit dossier contenant mon résumé d'expériences et il me dit: «Alors alors monsieur Giguère, j'ai constaté effectivement que votre demande a été refusée en sciences humaines». Il prit un certain temps de réflexion puis il me dit: «Bon! Vu vos expériences en écriture, nous serions en mesure de vous accepter dans le programme des Lettres.»

Je bondis de joie sur ma chaise et je serrai la main du directeur, le remerciant chaleureusement pour sa confiance accordée.

Ému et ne sachant plus quoi dire de trop réfléchi, je lui dis: «Vous allez voir monsieur le directeur que vous ne le regretterez pas». En sortant de son bureau, je me suis dis tout bas: «Mais qu'est-ce que j'ai dit là. Non mais!»

Puis, me consacrant plus entièrement à mes études que je ne l'avais fait au secondaire, j'ai obtenu haut la main un diplôme d'études collégiales ès lettres et j'ai poursuivi ensuite des études universitaires en littérature.

Mais pendant mes études universitaires, à l'Université du Québec à Chicoutimi, j'ai continué à m'impliquer dans les activités étudiantes et cela devait m'aider plus tard à me trouver des emplois.

Et voilà bien ce que je souhaite à tous les étudiants universitaires ou collégiaux: qu'ils puissent s'investir dans leur milieu étudiant autant qu'ils le peuvent, car ça peut leur ouvrir des portes sans oublier qu'une telle implication peut apporter beaucoup sur le plan humain.

Yvan Giguère, Saguenay

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