Politicien d'un autre âge

Le conseiller municipal Luc Blackburn.... (Mariane L. St-Gelais)

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Le conseiller municipal Luc Blackburn.

Mariane L. St-Gelais

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Le Quotidien

OPINIONS / J'ai cru un instant qu'il s'agissait d'une archive sonore des années 30 quand Duplessis prétendait faire manger les évêques dans sa main et distribuait des frigidaires aux grosses familles pour aller chercher des votes.

Mais non! Je venais d'entendre: «... ceux qui encouragent les gens à signer détruisent la région. C'est indécent de s'opposer au développement économique...». Pour me rendre compte que c'était le conseiller de Laterrière, Luc Blackburn, «indigné» de constater qu'on puisse s'opposer à un règlement d'emprunt de 4,3 M$ pour accueillir deux bateaux à la fois, à La Baie.

C'est la deuxième fois, en cinq ans, que M. Blackburn s'exprime publiquement comme politicien municipal. La première fois, en 2011, c'était pour dire «non» à 760 de ses commettants qui voulaient maintenir la base de plein air. Ces derniers ont finalement réussi à empêcher la vente de l'immeuble.

Un peu comme son patron, M. Blackburn pense que la démocratie ne s'exprime qu'une seule fois, aux élections qui confèrent le droit aux élus de prendre n'importe quelle décision sans avoir à en rendre compte.

Malgré lui, M. Blackburn vient de faire la preuve par deux que Saguenay recule avec des politiciens de sa trempe. Zéro contenu, arrosé d'accusations gratuites qui dénaturent un processus parfaitement légitime d'exprimer, par une signature, un désaccord sur une décision publique d'élus municipaux.

L'indécence est plutôt de votre côté, M. Blackburn.

Puis-je vous suggérer de relire l'histoire de Laterrière et celle du Grand Brûlé. Vous pourrez y constater que le père Honorat a été au coeur de combats politiques importants. Il a affirmé des opinions qui n'allaient pas toujours dans le sens des autorités en place, mais plutôt orientées vers le bien commun. Il luttait notamment pour l'établissement d'une première «colonie libre» en Amérique du Nord, celle de Laterrière. Un monument historique en témoigne.

Quand on commence à accuser les citoyens qui s'expriment démocratiquement de «détruire le développement économique», on est rendu tellement bas que l'issue la plus probable devrait être de céder la place à des personnes qui font preuve de plus d'ouverture démocratique dans la conduite des affaires municipales de Saguenay.

Rosaire Gagnon

Saint-Ambroise

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