Modérer ses transports

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Le président de la commission jeunesse du PLQ, Jonathan Marleau.

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Le Quotidien

OPINIONS / Lors d'un débat politique corsé, il se peut que certains s'emportent, allant jusqu'à perdre leurs repères. Surtout quand ce sont les femmes qui ''osent'' leur tenir la dragée haute. Parce qu'en matière de pouvoir, il y en a qui font des boutons à la simple idée qu'une femme puisse leur en entamer, ne serait-ce qu'une minuscule particule.

Je pense ici aux ringards ''Jeunes libéraux'' qui, lors d'un récent congrès de leur parti, ont voté contre une motion visant l'imposition de quotas féminins sur les conseils d'administration, en politique ou autrement. Ce que l'on appelait à l'époque où je travaillais, pratiquer la discrimination positive fait son p'tit bonhomme de chemin depuis le temps. Toutefois, force est de constater que, malheureusement, on est encore bien loin du meilleur des choses. Et dire qu'au siècle dernier, l'écrivain britannique William Golding disait: ''La femme est au moins l'égale de l'homme. Souvent même, elle lui est supérieure. Donnez-lui une maison, elle en fera un foyer. Donnez-lui du sperme, elle vous donnera un bébé. Donnez-lui un sourire, elle vous donnera son coeur''. Et j'ajouterais: ''Donnez-lui votre vote et elle transformera la ville en une oasis de démocratie''. Mais si vous lui donnez de la m..., préparez-vous à en en recevoir à la tonne'', de conclure l'écrivain.

C'est connu, les femmes ne se bousculent pas au portillon du sérail de la politique, et cela pour plein de raisons. Entre autres, le patriarcat et la misogynie dont font preuve encore malheureusement trop d'élus. S'agissant de cela, si une élue tient son bout lors d'un débat, par exemple, à la table du conseil de ville, il se peut qu'un mâle du camp adverse, choqué et exaspéré par son attitude, se permette, dans un coin noir, par la suite, de l'invectiver, l'admonester par des paroles outrancières et intimidantes. Cette agression verbale n'est pas digne d'un élu qui doit montrer patte blanche. Cela va sans dire. Sinon, Dieu merci! Il existe des moyens légaux pour sanctionner ce type d'attitude. Les femmes ont déjà suffisamment de difficulté à se faire reconnaître, voire accepter, dans ce monde d'hommes, sans qu'en plus, certains s'escriment à y pratiquer l'insulte et la muflerie. Armes des faibles, soit dit en passant.

Blandine Lapointe-Brassard

Jonquière

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