L'anguille à découvert

Pexal Tecalum Canada.... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Pexal Tecalum Canada.

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Le Quotidien

OPINIONS / Le journal Le Quotidien du 20 mai 2016 nous informait que M. Sylvain Gagnon avait démissionné de son poste de président-directeur général (de l'usine d'extrusion Pexal-Tecalum d'Alma).

Aucun motif n'était invoqué. Trois mois plus tard, Le Quotidien du 18 août 2016 nous informait que M. Sylvain Gagnon «a quitté temporairement pour des raisons de maladie». Le journal écrit que M. Gagnon n'est toujours pas revenu travailler:

«Par contre, cette version serait contestée par d'autres dirigeants de l'entreprise.» Ils sont quatre actionnaires. Comment les autres actionnaires peuvent-ils contester la version de M. Gagnon, alors que ce dernier, sur ordre du médecin, a été hospitalisé pendant 18 jours? Ou les membres du personnel médical sont tous dans l'erreur, ou les autres actionnaires sont des phénix à consulter sur le plan de la santé physique et mentale. Messieurs, un «burn-out», un épuisement professionnel, une dépression, ce n'est pas toujours écrit dans le front de la personne qui a à vivre une telle épreuve.

L'article du 18 août nous informe qu'un conflit entre les actionnaires (ils sont 4) serait l'une des causes de l'arrêt de production de l'usine depuis une semaine. Les employés doivent-ils subir une perte de revenu parce qu'il y a un conflit entre les actionnaires? D'après vous, quelle est la nature du conflit? Y en a-t-il un qui aurait trop d'appétit et veut, tout seul, s'accaparer la compagnie?

Il est dit aussi que les actionnaires devaient se rencontrer lundi, le 22 août 2016, pour une ultime tentative de régler le litige. Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de rencontre à ce sujet. M. Gagnon est absent de la compagnie depuis trois mois. Bon, le conflit est devenu plutôt un litige à régler. Si j'étais un parieur, je mettrais un fort montant sur le fait que ce «litige» est plutôt l'insatisfaction de certains actionnaires face à la proportion existante des actions, puisque M. Gagnon possède 52% des actions votantes de l'entreprise qui est vouée à un bel avenir. Si le directeur général par intérim pouvait parler, c'est ce qu'il vous dirait selon moi. L'anguille est maintenant à découvert.

Martin Belley

St-Nazaire

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