Des arroseurs arrosés

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L'ex-chef de cabinet du maire Jean Tremblay, Richard Banford.

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OPINIONS / Après dix ans à vivre sous la sentence du tribunal du peuple, le conseiller municipal Jacques Fortin vient d'être blanchi par la justice officielle, celle moins arbitraire et surtout plus impartiale. Sous le couvert d'une question de principe, nous venons de vivre une page noire de la politique, que ce soit municipale ou provinciale.

Au moment des événements, le conseiller Fortin, président de l'arrondissement de Chicoutimi, est un membre de l'équipe du maire, Jean Tremblay, qui a battu aux élections municipales Mme Mireille Jean, la conjointe de l'un des accusateurs, M. (Daniel) Bindley. M. Bindley et son collègue M. (Louis-Philippe) Thibault ont tous deux été défaits à titre de conseillers dans une élection subséquente.

Les deux sont d'appartenance péquiste sur le plan provincial. L'épouse de M. Bindley, Mme Mireille Jean, vient tout juste de remporter l'élection provinciale sous la bannière péquiste. Sur la scène municipale, M. Thibault est membre fondateur de l'ERD, aujourd'hui représentée par Mme (Josée) Néron.

L'affaire du terrain vendu par la Ville à l'épouse du conseiller Fortin, Mme (Hélène) Girard, leur a procuré l'occasion d'attaquer sur deux fronts. D'abord, frapper l'équipe du maire Jean Tremblay, puis ensuite mettre sur la voie d'évitement Jacques Fortin, que d'aucuns voyaient comme candidat libéral au provincial.

Le maire Tremblay et Mme Girard ont obtenu, il y a déjà un an, l'absolution du tribunal qui a reconnu que ni l'un ni l'autre n'avait quoi que ce soit à se reprocher dans cette transaction. Cette semaine, la Cour supérieure nous apprend que Fortin peut continuer à siéger comme conseiller et chef de l'arrondissement puisqu'on ne peut lui reprocher une quelconque intervention pour favoriser, en sa faveur, la vente du terrain allégué.

Les Bindley et Thibault perdent sur toute la ligne, mais ils ont tout de même semé des doutes sérieux sur l'ensemble de l'administration municipale. Si on peut certes s'imaginer l'enfer qu'a pu vivre le conseiller Fortin durant toutes ces années, on oublie souvent les dommages collatéraux sur l'ensemble du conseil de ville. Les demandeurs, eux, y ont sans doute pensé, mais ils s'en tirent tout de même pas mal mieux que tous ceux qu'ils ont éclaboussés.

Richard Banford

Ex-chef de cabinet du maire Jean Tremblay

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