L'oeuvre du maire

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L'ex-chef de cabine du maire Jean Tremblay, Richard Banford.

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OPINIONS / À lire dans ces pages Richard Banford, ex-chef de cabinet du maire de Saguenay, nous vanter les accomplissements de certains de ses fidèles conseillers, il est à se demander s'il ne faudrait pas renommer certains sites érigés sous son administration.

Par exemple, le complexe sportif Cité Saint-François de Jonquière: Complexe Réjean Laforest; la bibliothèque de Jonquière: bibliothèque Sylvie Gaudreault; le terrain de soccer d'Arvida: stade Bernard Noël; et qui d'autre? Monsieur Banford devrait méditer sur l'essence de la fable de Lafontaine, La mouche du coche, ça lui éviterait peut-être de raconter n'importe quoi.

Toutefois, je suis d'accord avec lui que maintenant, à Saguenay, il faut faire avec des partis politiques; ce qui n'empêche pas la présence d'élus indépendants capables de se prononcer sur les grands enjeux d'une ville, autant que sur les dossiers propres à leurs districts. Mais de véritables conseillers indépendants, cependant. Quand Charles Cantin, futur candidat indépendant, affirme dans ce journal que Julie et Carl Dufour en sont, il se trompe à mon avis. C'est vrai pour Julie, mais faux pour Carl. À titre de professionnel de l'interrogatoire, Me Cantin n'a qu'à le questionner, pour voir.

Quant à la présence de partis politiques à Saguenay, il y en a toujours eu au moins un depuis que Jean Tremblay y règne en roi et maître. Jusqu'à récemment, avec la mise en place du Parti du citoyen, formation du maire officiellement reconnue par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), le maire dirigeait un parti fantôme. Anonyme, acteur de coulisses, non reconnu ni financé légalement selon les règles du DGEQ. Mais un parti quand même, composé de plus ou moins quinze conseillers soumis aux volontés du maire. Les électrons libres et les opposants officiels s'astreignant à voir les nominations à titre de président d'une commission municipale quelconque, par exemple, leur passer sous le nez.

Contrairement à ce qu'a laissé entendre dans cette rubrique Mélanie Boucher, ce n'est pas le parti d'opposition, Équipe du renouveau démocratique, qui a généré le Parti du citoyen. C'est plutôt le parti fantôme du maire. C'est également ce parti qui travaille à visière baissée, stratégie particulièrement associée à un maire populiste, qui a fait qu'en 2005, un parti politique nommé Vision nouvelle fut mis sur pied pour affronter Jean Tremblay et les siens. Petite anecdote qui me revient: à l'élection de 2009, Jean Tremblay était allé supporter Paul Henry Cantin, conseiller sortant dans le district de Lac Kénogami, mis à mal par un adversaire qu'il considérait toxique et qu'il aurait été incapable de blairer à la table du conseil municipal.

Marcel Lapointe

Jonquière

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