Le racisme envers la race canine

Et si les propriétaires de chiens dangereux étaient atteints... (Archives Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Archives Le Soleil, Pascal Ratthé

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Le Quotidien

Et si les propriétaires de chiens dangereux étaient atteints d'anthropomorphisme ? Cette obsession de possession et de dressage d'un chien à leur image et à leur ressemblance. Y'a pas un été, à ma connaissance, sans que les racistes démagogiques ne cassent du sucre sur le dos des pitbulls.

La poussière retombée à la suite d'un drame impliquant un chien pitbull meurtrier à Pointe-aux-Trembles, ne serait-il de bon ton de s'arrêter pour réfléchir aux arguments pour et contre au cours d'un débat contradictoire ? Pour ce qui est des chiens à réputation mauvaise, il y a de bons et de mauvais pitbulls, comme il y a de bons et de mauvais dobermans. De même qu'il y de bons et de mauvais Blancs de souche, de bons et de mauvais musulmans. 

Prétendre le contraire, en mettant toute la race dans le même panier, c'est pratiquer une discrimination négative qui ne concoure pas à trouver les bonnes solutions. En Ontario, même si les pitbulls sont interdits, les morsures de chiens n'ont pas diminué pour autant, soutient une étude. Par ailleurs, les casseurs de sucre sur le dos des pitbulls ont dû avaler leur petit déjeuner de travers récemment en lisant dans le journal Le Quotidien qu'un mignon et apparemment inoffensif basset a mordu un enfant à Saguenay.

Conséquemment, il me semble bien normal que lorsque l'on veut solutionner le problème des chiens qui mordent, l'on s'adresse aux spécialistes d'abord : les vétérinaires et les dresseurs de chiens professionnels. Prétendre, comme l'a écrit dans cette rubrique un lecteur, qu'aucun vétérinaire digne de ce nom n'oserait se prononcer en faveur de l'interdiction des chiens dangereux, c'est accuser à tort et à travers. Ce n'est pas à la race à payer pour l'irresponsabilité et l'insouciance des humains. Car, fondamentalement, c'est de cela qu'il s'agit : le facteur humain. Cela dit, j'ai déjà été confrontée à deux chiens laissés en toute liberté ; ni attachés, ni muselés, ni pitbulls. J'en ai fait dans mon froc. Et n'eût été un bon Samaritain qui passait par là pour me venir en aide, ç'aurait été bien pire.

Blandine Lapointe-Brassard

Jonquière

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