Que partie remise

Josée Néron... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Josée Néron

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OPINIONS / Le conseiller municipal passe, mais une politique appropriée et acceptée par la majorité reste.

Sauf qu'à un conseil de ville de Saguenay récent, les conseillers fidèles au maire Tremblay ne l'ont pas entendu ainsi, après que Josée Néron, la chef de l'opposition, eut proposé une politique de consultation citoyenne pouvant servir de guide, en particulier, lors de consultations larges des citoyens. 

Que l'on pense à la réforme de la carte électorale de la ville, ou au devenir du site de dépôt de résidus de bauxite en plein coeur de la municipalité. Il était évident que la proposition de madame Néron serait battue à plate couture tellement la polarisation des positions a penché, encore une fois, dans le sens des volontés du maire. Ayant bien appris leur leçon, tous les conseillers qui se sont exprimés contre la proposition de Josée Néron ont rétorqué que les carcans, comme une politique de consultation citoyenne, n'étaient pas bienvenus à Saguenay. On connaît les indispositions du premier magistrat quand il s'agit de consulter en bonne et due forme. À telle enseigne que s'il se voit obligé de le faire, il va tenter par tous les moyens d'escamoter le débat en faisant voter par le conseil une stratégie «encarcanante», pour garder le contrôle et se maintenir au-dessus de la mêlée.

On n'a qu'à penser au vote majoritaire du conseil sur le projet de loi concernant la réforme de la carte électorale, fricoté en catastrophe sur le coin d'une table, il va sans dire, sans aucune consultation citoyenne.

Comme quoi, il y a des carcans plus confortables que d'autres pour des élus qui se prétendent indépendants. Lors de l'une des dernières séances du conseil, navrant et combien déplorable fut le spectacle des fidèles du maire vantant chacun leur performance en matière de consultation citoyenne dans leur îlot respectif pour démontrer qu'un cadre général de consultation était superflu. Il y en a même eu un pour affirmer, chiffres en décroissance à l'appui dans son district, son peu de conviction pour la consultation de ses citoyens. Mais, a-t-il fait le nécessaire pour favoriser leur participation? Quoi qu'il en soit, ce n'est que partie remise. Un jour, la logique de la démocratie l'emportera sur l'obscurantisme de l'autocratie. C'est écrit dans le ciel de Saguenay.

Marcel Lapointe

Jonquière

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