Croisières du Fjord: un test pour l'entrepreneuriat régional

Les Croisières du Fjord s'attend à une croissance... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Les Croisières du Fjord s'attend à une croissance de 10% de fréquentation pour la période estivale.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carrefour du lecteur
Le Quotidien

L'avenir des Croisières du Fjord est un excellent exemple des défis qui se posent à l'entrepreneuriat régional et à la relève entrepreneuriale, dans ce cas-ci dans notre secteur touristique névralgique doté d'attraits aussi reconnus que le fjord du Saguenay.

Depuis le départ subit et inattendu de Bertrand Picard, son fondateur et âme dirigeante, l'entreprise est confrontée au renouvellement de son équipe de direction et d'exploitation, qui jusque-là coïncidait avec ses deux principaux actionnaires. Outre une personne de la famille de M. Picard qui demeure à l'extérieur de la région, Gilles Rinfret reste le seul actionnaire et gestionnaire de l'entreprise. Mais son âge avancé pose à court terme la question de la propriété et de la pérennité des Croisières du Fjord.

Bertrand Picard, on le sait, était très proche de Jean Tremblay, maire et président de Promotion Saguenay et de son bras droit Ghislain Harvey. Les deux personnages sont très certainement au centre du projet d'acquisition de l'entreprise par Promotion Saguenay. En raison même des liens qu'ils entretenaient avec la direction de l'entreprise, ils doivent faire preuve d'une grande prudence éthique, car dans ce cas, ils sont potentiellement en position de conflit d'intérêts dans la gestion des fonds publics.

La question de l'avenir de l'entreprise et de sa propriété se pose avec une urgence certaine, mais il faut éviter la mauvaise conseillère qu'est souvent la précipitation dans un environnement de jeux de coulisses. L'acquisition éventuelle par les Croisières AML ne doit pas être discréditée du seul fait qu'ils appartiennent à des intérêts extérieurs à la région. En principe, l'entreprise devrait être détenue par des intérêts privés. Idéalement de la région, mais ce n'est pas un absolu. Ce qui n'exclut pas une participation raisonnable de fonds publics pour s'assurer de sa pérennité et de sa mission régionale.

Avant toute chose, il faut un débat ouvert et complet sur la question. Nous avons là un cas type qui interpelle l'esprit d'entreprise des gens d'affaires et notre vision du développement régional.

Laval Gagnon, Saguenay

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer