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Le Déluge du Saguenay en 1996... (Archives Le Quotidien)

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Le Déluge du Saguenay en 1996

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OPINIONS / Je voulais vous souligner que les médias ont, en général, fait quelques excellents reportages sur le Déluge de 1996. Par contre, vous avez omis de mentionner tout le travail effectué par le Club radio amateur Saguenay-Lac-Saint-Jean lors de ce malheureux événement.

Nous avons été réquisitionnés par la Sécurité civile pour effectuer les communications, car celles-ci étaient inopérantes pour quelques jours lors de l'événement. Je parle ici des lignes téléphoniques ordinaires et cellulaires.

Nous avons travaillé aux côtés de grands décideurs qui ont fait rouler la machine à plein pour aider les personnes touchées par ce triste événement.

Personnellement, je me trouvais juste à côté du directeur de la municipalité de La Baie de l'époque pour effectuer les communications, car celui-ci ne pouvait utiliser mon appareil vu qu'il n'avait pas de licence pour opérer ladite radio.

Je peux vous assurer qu'il prenait les bonnes décisions au bon moment et il a fait le maximum pour faire rouler la machine. Moi-même, je suis demeuré en poste pendant environ 72 heures pour garder une communication constante avec la Sécurité civile, qui avait des locaux aménagés adéquatement au poste de police de Port-Alfred ainsi qu'à Jonquière. Il en fut de même pour tous les opérateurs radio de tout le club.

De plus, nous avons coordonné l'évacuation des habitants du secteur Grande-Baie et les environs par hélicoptère à partir de 11h jusqu'à 19h30 au terrain de balle molle du secteur Grande-Baie. Nous avons aidé beaucoup de personnes qui étaient troublées par l'événement. Nous l'avons fait de bon coeur et avec joie pour aider le mieux possible toutes ces personnes malgré la situation.

Je veux aussi vous souligner tout l'effort déployé par les Forces armées canadiennes de Bagotville et de Valcartier, autant militaires que pilotes, ainsi que par la Sûreté du Québec, les pompiers de Port-Alfred et ceux de la Consol, pour l'excellent travail effectué par ceux-ci pour transporter les sinistrés par hélicoptère et les accommoder dans des abris de fortune sur le tarmac de l'aéroport de Bagotville. Nourritures, soins médicaux, aide psychologique et tout le tralala étaient prêts pour recevoir ces sinistrés.

Nous ne voulons pas recevoir de médailles pour l'aide que nous avons apportée lors de ce triste événement, car pour moi, personnellement, ma médaille, je l'ai reçue en prenant plaisir, malgré la situation, à aider ces personnes dans le désarroi et je suis énormément fier aujourd'hui d'avoir apporté cette contribution. Je le ferais encore sans hésiter si une situation semblable se répétait. Par le fait même, il faut remercier toutes les personnes qui ont participé, et ce, bénévolement, à cet événement hors du commun.

J'ai aussi remarqué, avec une joie intense, qu'il n'existait plus de frictions dans la population. Les gens s'entraident et les chicanes de quartier et de voisinage disparurent automatiquement. C'est le gros point positif que j'ai pu observer, et de plus, plusieurs personnes de mon entourage m'en ont parlé quelques jours après le retour à la maison et encore aujourd'hui, j'entends encore ce genre de discours.

Bravo à tous et nous serons encore là pour donner le maximum si un tel événement se produisait. En espérant que non...?

Ange-Marie Boivin

Licence VE2 EFJ

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