Réactions et rectifications au poste d'aumônier aboli

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Le CIUSSS veut abolir le poste d'aumônier à l'Hôpital de Chicoutimi pour économiser des coûts.

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À la suite de l'article publié le jeudi 7 juillet 2016 concernant l'abolition du poste d'aumônier à l'hôpital de Chicoutimi, je ne peux qu'exprimer ma très grande déception. Plusieurs personnes de mon entourage m'ont encouragé à réagir afin d'apporter des éclaircissements ainsi que des précisions.

L'utilisation des mots aumônier et curé dans cet article me démontre très bien que Mme Joëlle Savard conseillère en communication et représentante de la direction générale, ne connaissait pas très bien la description de tâche du poste que la direction générale a aboli.

Le titre d'aumônier n'est plus utilisé depuis plusieurs dizaines d'années et remplacé par intervenants en soins spirituels et religieux à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que de la direction des ressources humaines du CIUSSS. Le titre de curé de l'hôpital n'existe même pas, car il se rattache à une paroisse et non à un hôpital.

L'équipe d'intervenants en soins spirituels et religieux est composée de laïques et de prêtres. Il est bon de préciser que les sacrements d'onction des malades, du pardon et de l'Eucharistie ne peuvent qu'être administrés que par des prêtres parmi tous ces intervenants.

J'ai accepté de travailler plus longtemps, c'est-à-dire les quatre des douze dernières années à trois jours par semaine afin d'assurer les sacrements et les messes dominicales. Étant le seul prêtre de l'équipe, j'avais à me présenter hors de ma cédule de travail, car les besoins des malades et de leurs proches en désarroi au niveau spirituel ne se limitent pas seulement de jour, du lundi au vendredi. Avant la décision de supprimer ce

poste, a-t-on pris connaissance de la description de la tâche ?

Je crois comprendre qu'en guise de remerciements pour avoir accepté de continuer d'accomplir bénévolement différentes tâches religieuses, c'est-à-dire de répondre à des demandes venant du personnel infirmier du Centre de la Colline pour des personnes en fin de vie, de célébrer l'Eucharistie toutes les semaines, il a fallu mettre toute confidentialité de côté à mon endroit. J'espère seulement que cette façon dégueulasse de procéder ne sera pas répétée pour justifier les prochaines coupures administratives.

En est-on rendu à rendre public le nom des personnes ainsi que leur salaire ? Le prix à payer pour regrouper les services des spécialistes de la région et des environs à l'hôpital de Chicoutimi nous amène-t-il à penser qu'elle se fera au détriment des services religieux prodigués jusqu'à maintenant ?

Jean-Marie Gosselin, prêtre

Ex-intervenant en soins spirituels et religieux

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