Le coût de l'indépendance

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OPINION / Il existe de nombreuses questions d'ordre économique qui ont de l'importance, allant des droits de douane et des passeports jusqu'à la réglementation touchant les banques et le transport ferroviaire. Les trois plus grandes d'entre elles sont l'endettement public, les transferts financiers entre gouvernements et la politique monétaire.

La dette publique nette du Québec s'élevait à 175 milliards de dollars en 2013, ce qui équivaut à 49 % du produit intérieur brut (PIB) provincial. Avant d'accéder à l'indépendance, le Québec serait dans l'obligation de négocier sa quote-part de l'endettement et des actifs fédéraux avec le Canada. Il serait logique de prévoir qu'avec 23 % de la population canadienne, le Québec aurait à assumer une portion équivalente de la dette fédérale, soit 154 milliards de dollars. Son ratio de la dette nette passerait ainsi à 92 % du PIB.

Le Québec deviendrait alors plus endetté que la France, l'Espagne et les États-Unis, et à peine moins que l'Italie.

C'est une très grosse dette. Une dette de cette ampleur mettrait une grande pression sur le budget annuel de l'État. Nos nouveaux actifs (comme les parcs nationaux et les infrastructures) ne généreraient pas de revenus importants, alors que chaque dollar additionnel de la dette entraînerait une augmentation des dépenses annuelles en intérêts.

Avec un taux d'intérêt moyen se situant à environ 4 % sur la dette fédérale, le Québec verrait son service annuel de la dette augmenter de quelque 6 milliards de dollars.

Maintenant, passons aux transferts financiers entre gouvernements. Les Québécois remettent à Ottawa des fonds sous forme de TPS et d'impôts sur le revenu. Cependant, ils profitent de programmes fédéraux tels que l'assurance-emploi et la sécurité de la vieillesse. Le Québec se situe au-dessus de la moyenne nationale sur le plan de son âge et de son taux de chômage, alors les Québécois (es) sont nettement avantagés par ces programmes. Québec pourrait remplacer les prestations déboursées par Ottawa. Toutefois, d'où viendrait l'argent? Sûrement pas du ciel. Pendant l'année en cours, Ottawa a versé en paiements quelque 9,3 milliards de dollars ou 13 % de l'ensemble des revenus de l'administration publique du Québec.

Ces entrées de fonds cesseraient subitement avec l'indépendance. Et l'État se retrouverait avec un énorme trou budgétaire. Un Québec indépendant pourrait continuer à se servir du dollar canadien, mais n'aurait alors aucune politique monétaire lui permettant de stabiliser son économie, et c'est se leurrer que de penser qu'il pourrait avoir quelque rôle que ce soit à jouer dans les décisions de la Banque du Canada.

L'absence de politique monétaire serait particulièrement nocive avec la disparition des transferts financiers provenant d'Ottawa, parce que ces derniers tendent à modérer les ralentissements dans les cycles économiques du Québec. C'est l'option avec laquelle la Grèce est aux prises et elle n'est pas réjouissante.

Créer une banque centrale au Québec ainsi qu'une nouvelle devise engendrerait l'incertitude et le pessimisme des marchés et mènerait, selon toutes probabilités, à une importante dévaluation, ce qui aurait pour effet de faire augmenter le prix de toutes les importations.

De plus, le coût relié au service des dettes, publiques et privées, libellées en dollars canadiens, monterait en flèche. Ce choix est, lui aussi, peu attrayant. Alors, quelles conclusions devons-nous en tirer?

C'est difficile avec les compressions budgétaires que l'on nous impose. Cependant, nous ne ferons sûrement pas faillite. Si je pouvais m'adresser aux députés qui sont dans la course à la direction du Parti québécois, Véronique Hivon, Alexandre Cloutier, Jean-François Lisée et Martine Ouellet, je leur dirais de retourner au primaire, à la petite école, car c'est à cet endroit que l'on nous montre à compter, et plus tard à administrer un budget personnel pour ne pas crouler sous une tonne de dettes.

Alain Duchesne

Chicoutimi-Nord

Ne pas ridiculiser les croyants

Dieu est une fable mythique qui donne aux croyants un sentiment de protection contre les misères qui les accablent.

Voilà ce que disait, entre autres choses, dernièrement dans ces pages, un courriériste de l'opinion des lecteurs. Pardon! Cet homme vient, le temps de quelques traits de crayon, réfuter les croyances profondes de milliards et de milliards de personnes qui ont cru en Dieu à travers les siècles.

Il annule et utilise des termes ridiculisant et infantilisant la foi de ces personnes dont des centaines de milliers ont consacré leur vie à Dieu en servant la société au nom de Dieu, justement, et en accomplissant des oeuvres de grande envergure, imprégnant souvent la société d'amour, de compassion, de miséricorde et de charité.

Il vient d'enlever l'utilité des facultés de théologie, des centaines de milliers de croyants qui ont fait leurs études avec l'obtention méritoire d'un baccalauréat ou d'une maîtrise.

Il renie le spectacle de cette merveilleuse création parfaite qui défile sous nos yeux tous les jours de notre vie.

Il remet en question les milliers de témoignages de personnes parlant de l'intervention directe de Dieu dans leur vie, qui les a amenés à une foi encore plus vivante.

Non, à en croire ce courriériste, cette fable de Dieu donnent aux croyants un sentiment de protection contre les misères qui les accablent. Un peu condescendant comme commentaire, et un manque de respect pour ceux qui ont bâti le Québec, car ne l'oublions pas, c'est avec les valeurs du catholicisme que le Québec a été bâti.

Notre héritage de peuple généreux, bon et altruiste a été forgé à même les valeurs du christianisme. L'homme aime se croire supérieur aux autres et Jésus nous mettait sérieusement en garde contre l'orgueil d'être son propre Dieu, qui nous éloigne de lui et nous aveugle quant à son plan de salut.

À bien y penser, il faut beaucoup de foi à ce courriériste pour être athée. Puisse Dieu toucher son coeur.

Jean-Marc Girard

Jonquière

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