Oui à un surplus

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Le ministre des Finances, Carlos Leitao, a annoncé jeudi avoir réalisé un surplus de 1,7 milliard $ en 2015-2016.

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Le Quotidien

Jeudi, le gouvernement du Québec annonçait avoir réalisé un surplus de 1,7 milliard$ en 2015-2016. Avant celui-ci, le dernier surplus, un petit 109 millions$, remonte à 2006-2007. Par la suite, le gouvernement a équilibré son budget deux fois, puis a fait six déficits consécutifs. Conséquence, depuis la récession de 2008, ces six déficits ont ajouté près de 13 milliards$ à la dette publique. Même en retranchant les versements au Fonds des générations, ils ont quand même ajouté neuf milliards.

Pourtant, ce premier surplus depuis la récession a été décrié par divers acteurs, notamment dans les milieux sociaux et syndicaux.

Les défenseurs des déficits se réclament souvent de la pensée keynésienne. Pourtant, hors récession, Keynes préconisait de compenser les déficits par des surplus afin d'éviter d'alourdir la dette publique. En pratique, cette contrepartie a été largement ignorée. Aux yeux de certaines parties prenantes, ce n'est jamais le bon moment pour équilibrer les finances; il y a toujours une raison de remettre le redressement à plus tard.

La Fédération des chambres de commerce du Québec et le réseau des chambres de commerce ont depuis longtemps encouragé les gouvernements successifs à observer plus de rigueur dans la gestion de leurs dépenses budgétaires et fiscales. Nous récoltons aujourd'hui les premiers fruits de cette approche. En juin, deux agences de notation ont rehaussé la cote de crédit du Québec. Nous pouvons maintenant espérer une baisse du coût de nos emprunts collectifs.

Le service de la dette publique est le troisième plus important poste budgétaire, après la Santé et l'Éducation. Moins d'argent pour les créanciers, c'est plus d'argent disponible pour le développement du Québec.

Nous constatons que les épouvantails brandis par les adversaires du redressement des finances publiques ne se sont pas avérés. En 2015, il n'y a pas eu de crise sociale, malgré tous les avertissements. La rigueur n'a pas anéanti la croissance économique.

Stéphane Forget, MBA, président-directeur général intérimaire de la Fédération des chambres de commerce du Québec

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