Un peu de fierté

Un peu plus de 40% des immigrants anglophones... (Photo d'archives)

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Un peu plus de 40% des immigrants anglophones ou allophones jugent bon d'apprendre le français formellement.

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Le Quotidien

OPINIONS / Mme Christine Fortin, directrice générale de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean,

J'aimerais attirer votre attention sur l'état du drapeau du Québec qui flotte au-dessus de l'école primaire à côté de chez moi.

Comme vous pouvez le constater, il est dans un état lamentable. Chaque année, le même scénario se répète: changé une fois au printemps - cette année, il n'a pas été changé du tout -, il est dans un état impeccable pendant quelques mois, puis il s'étiole lentement jusqu'à devenir cette loque triste à voir.

Ce n'est malheureusement pas un phénomène unique: partout au Québec, on rencontre de semblables épouvantails. Sont-ils les gênants témoins d'une société déliquescente qui aspire inconsciemment à disparaître ou le résultat d'une banale négligence?

À chacun de répondre. Les symboles doivent tout de même avoir une certaine importance puisqu'on s'en entoure. Le drapeau du Québec ne représente-t-il plus la collectivité québécoise?

J'ai voyagé dans quatre continents sur cinq, nulle part je n'ai vu de symbole national traité de cette façon. Il ne viendrait à l'esprit de personne de jeter au rebut la photo d'un être cher, au milieu de boîtes de conserve maculées de jus de tomates et de gommants Mr. Freeze...

Pourquoi alors laisser dépérir au bout d'une hampe ce qui a déjà eu la fierté d'un cerf-volant? Ce qui m'a finalement incité à vous écrire, c'est un commentaire d'un employé de Poste Canada.

Une directive très stricte concerne l'unifolié qui flotte au-dessus de l'institution fédérale: dès qu'il manifeste le moindre signe d'usure, le maître de poste est tenu de le remplacer.

Vous serez comme moi d'avis que c'est une excellente mesure. Pour se convaincre, si nécessaire, de l'opportunité de cette dépense, on peut méditer, en l'extrapolant, sur cette phrase d'Albert Camus: «Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.» Ce n'est pas ce qu'on souhaite, n'est-ce pas?

Rémi Tremblay

Desbiens

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